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Cet article est issu du dossier «Présidentielle et législatives au Burkina Faso : les enjeux du double scrutin»

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Politique

Présidentielle au Burkina : Zéphirin Diabré à quitte ou double

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Zéphirin Diabré, candidat à la présidentielle burkinabè, lors d’une manifestation à Ouagadougou le 29 septembre 2018.

Zéphirin Diabré, candidat à la présidentielle burkinabè, lors d’une manifestation à Ouagadougou le 29 septembre 2018. © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Candidat malheureux en 2015, Zéphirin Diabré dit avoir appris de ses échecs. À l’occasion de la présidentielle du 22 novembre, le chef de file de l’opposition créera-t-il la surprise ?

L’Union pour le progrès et le changement (UPC) saura-t-elle transformer l’essai le 22 novembre ? Candidat pour la seconde fois à la présidence du Burkina, Zéphirin Diabré, 61 ans, joue son va-tout face aux douze autres prétendants, à commencer par le chef de l’État sortant, favori du scrutin. C’est dans son bastion électoral de Tenkodogo, la capitale du Centre-Est, qu’il a choisi de lancer sa campagne, le 31 octobre. Sur la place de la Nation, « Zeph » – comme le surnomment ses compagnons de route – s’est montré très offensif, invitant ses partisans à « voter utile » pour « corriger l’erreur de 2015 » – allusion au quinquennat, selon lui catastrophique, de Roch Marc Christian Kaboré.

L’opposant, qui prône un « vrai changement », exhorte ses concitoyens à oser un nouveau départ. Avec lui aux commandes, bien sûr. «  Notre pays, malade aujourd’hui des hommes qui tiennent son destin, a impérativement besoin d’un remède. Ce remède va engendrer le développement, la réconciliation, la sécurité […] et de l’emploi pour les jeunes », a-t-il assuré.

Diabré admet qu’un mauvais score à ce scrutin pourrait briser sa carrière politique

Mais, en privé, Diabré admet qu’un mauvais score à ce scrutin pourrait briser sa carrière politique. « Lors de sa première tentative, en 2015, Diabré avait recueilli 29,6% des voix. Fort de cette prouesse, Zeph a su donner une âme à l’opposition, dont il est devenu le chef de file, habitant véritablement cette fonction. Il s’est préparé au combat politique après avoir acquis un trésor de guerre au cours de sa carrière à l’international et en créant le Forum sur l’alternance », commente Dieudonné Zoungrana, fondateur du quotidien Aujourd’hui au Faso.

« Stature d’homme d’État »

Dans les années 1990, Roch Marc Christian Kaboré, alors Premier ministre, pousse Zéphirin Diabré à se présenter à la députation dans le Zoundwéogo et le nomme ministre de l’Économie et des Finances. L’économiste occupera ensuite de hautes fonctions au Pnud, puis chez Areva.

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