Politique

Algérie : la réforme de la Constitution adoptée avec une abstention record

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Mis à jour le 03 novembre 2020 à 10h40
En Algérie, la réforme de la Constitution a été approuvée par 66,8 % des suffrages exprimés malgré un très faible taux de participation.

En Algérie, la réforme de la Constitution a été approuvée par 66,8 % des suffrages exprimés malgré un très faible taux de participation. © Billel Bensalem / APP/MAXPPP

Plus qu’un rejet, c’est un désaveu cinglant que les électeurs algériens ont réservé à la révision constitutionnelle proposée par le président Abdelmadjid Tebboune, actuellement hospitalisé en Allemagne.

Les résultats du référendum qui s’est tenu dimanche 1er novembre portant sur la révision de la nouvelle loi fondamentale ne laissent guère de doute sur le désaveu populaire du président Tebboune .

Selon les chiffres officiels présentés ce lundi 2 novembre par Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le projet constitutionnel a été adopté avec un taux de 66,8 % des suffrages, et un taux d’abstention de 76,3 %. Sur les 23,5 millions d’inscrits, seulement 5,5 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes.

Ces résultats provisoires devront être confirmés dans les prochains jours par le Conseil constitutionnel, avant que cette nouvelle loi fondamentale ne soit promulguée par le président Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, hospitalisé depuis mercredi 28 octobre dans une clinique à Cologne, en Allemagne.

C’est la première fois depuis l’avènement du pluralisme au lendemain de la révolte d’octobre 1988 qu’une révision constitutionnelle se déroule en l’absence du président de la République. Et une première dans l’histoire de l’Algérie.

Taux d’abstention record

L’éloignement du président Tebboune pour cause de maladie — dont on ignore toujours la gravité — ainsi que le contexte de pandémie dans lequel s’est déroulé ce référendum donnent à cet évènement un caractère encore plus exceptionnel.

Le premier enseignement de ce rendez-vous politique, qui intervient moins d’un mois avant le premier anniversaire de l’élection de Tebboune à la présidence, est donc ce taux d’abstention de 76,3 % (seuls 23,7% des inscrits se sont rendu aux urnes).

Si l’indifférence des Algériens à l’égard de la nouvelle constitution laissait présager une large abstention, ce taux est un camouflet politique pour le pouvoir

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