Coulisses

Présidentielle en Côte d’Ivoire : comment Alassane Ouattara compte sécuriser l’élection

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 31 octobre 2020 à 14h34
Alassane Ouattara à Abidjan, en mars 2020.

Alassane Ouattara à Abidjan, en mars 2020. © Issam Zejly pour JA

En vue du scrutin du 31 octobre, les autorités ivoiriennes ont décidé de mobiliser environ 35 000 éléments des forces de sécurité du pays. Jeune Afrique vous dévoile les détails de l’opération « Barrissement de l’éléphant ».

À la veille de la présidentielle, l’opération « Barrissement de l’éléphant » est entrée dans sa phase active. Face à la menace faite par l’opposition d’empêcher le vote dans le pays, le chef de l’État Alassane Ouattara a élaboré une stratégie pour contenir les possibles incidents et les dérapages.

Primes journalières

Selon nos informations, ce dispositif prévoit la mobilisation de plus de 6000 militaires en base arrière, pouvant intervenir à tout moment. Stationnés à travers le pays, les bataillons des Forces spéciales de l’armée ont rejoint Abidjan le 28 octobre pour renforcer leurs rangs. De leur côté, les forces de maintien de l’ordre ont déjà été déployées dans les différentes villes : le chef de l’État leur a formellement interdit de faire usage d’armes à feu.

La présidence, via le Conseil national de sécurité (CNS), a décaissé plus de 3,5 milliards de F CFA (5,3 millions d’euros) pour financer cette opération, et notamment le déploiement d’environ 15 000 hommes venus des casernes d’Abidjan, de Bouaké et de Daloa afin d’apporter un soutien tactique.

Disponibles depuis le 21 octobre, ces fonds serviront également à payer les primes journalières individuelles, estimées entre 25 000 et 30 000 F CFA. L’armée se partagera 600 millions de F CFA, la gendarmerie 1 milliard et la police recevra quant à elle 1,5 milliard.

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