Politique

Algérie : la discrète jeune garde du gouvernement Djerad

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Mis à jour le 30 octobre 2020 à 14h11
Basma Azouar, ministre des Relations avec le Parlement.

Basma Azouar, ministre des Relations avec le Parlement. © Ian Siepmann

Remanié en juin, le gouvernement d’Abdelaziz Djerad compte dans son équipe quelques jeunes recrues. Qui souffrent d’une absence de visibilité.

69 %. C’est la part de la population algérienne âgée de moins de 40 ans. Une large majorité pour qui poids démographique ne rime pas forcément avec importance politique. Pour cette jeunesse, il demeure difficile de se faire une place au sein de l’exécutif. Et ce même dans l’Algérie dite « nouvelle ».

Constitué en janvier 2020 et remanié cinq mois plus tard par Abdelaziz Djerad, le gouvernement algérien se compose de 42 ministres et secrétaires d’État. Parmi eux, les moins de 40 ans ne dépassent pas la dizaine. Une présence certes plus élevée que sous l’ère Bouteflika, mais qui reste discrète.

Au faible nombre s’ajoute l’absence de visibilité. Les noms de ces jeunes politiques n’apparaissent que très rarement, voire jamais, dans les médias. Lorsqu’ils sont évoqués, c’est souvent après une intervention maladroite.

Excès de zèle

La dernière en date, celle du ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Sid Ali Khaldi, a fait l’objet d’une vive polémique. Le 22 octobre, en pleine campagne de promotion de la nouvelle Constitution [pour laquelle les Algériens sont appelés à voter le 1er novembre], il annonce : « Nous allons construire un État […] démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam…» Avant d’ajouter : « Et celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays. » Une « invitation » formulée à deux reprises.

Les youyous qui ont suivi la déclaration n’ont laissé aucun doute sur l’approbation des militants. Mais beaucoup de citoyens ne l’entendent pas de cette oreille. Des internautes lui rappellent que l’Algérie « n’est pas son héritage ». D’autres lui précisent « qu’ils veulent plutôt changer de système ».

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