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Dans un bureau de vote de Ouagadougou, lors de la présidentielle et des législatives de 2015.

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Présidentielle et législatives au Burkina Faso : les enjeux du double scrutin

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Présidentielle au Burkina : Blaise Compaoré adoube Eddie Komboïgo

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Mis à jour le 29 octobre 2020 à 10:53

L’ancien président burkinabè, en octobre 2012, à Milan. © Pier Marco Tacca/Getty Images

Alors que la campagne présidentielle s’ouvre officiellement le 31 octobre, l’ancien chef de l’État, en exil à Abidjan depuis sa chute en 2014, a définitivement choisi son candidat pour le scrutin du 22 novembre. 

Dans une lettre intitulée « Appel à la mobilisation » et adressée au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Blaise Compaoré apporte officiellement son soutien à Eddie Komboïgo, désigné en mai candidat de son parti à la présidentielle du 22 novembre. Il s’y engage à « l’accompagner pour la victoire au soir du scrutin. »

Selon nos informations, l’ancien président burkinabè s’est entretenu à Abidjan, où il vit en exil, avec Mohamed Sané Topan, le directeur de campagne de Komboïgo, qui fut par ailleurs son propre directeur de cabinet. C’est à lui qu’il a remis sa missive.

Machine politique

Ce soutien de taille apporté à l’homme d’affaires met fin au conflit qui l’opposait aux caciques de l’ère Compaoré, dont l’ancien Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo et Mahamadi Kouanda, pour le contrôle du CDP.

Solidement implanté à travers les régions du pays, l’ancien parti majoritaire demeure une véritable machine politique, tout comme le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, au pouvoir) ou l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré. En obtenant la caution de Compaoré, Eddie Komboïgo acquiert désormais la légitimité nécessaire pour conduire le parti à la présidentielle et aux législatives.

Pour soigner son image à l’international, Eddie Komboïgo est par ailleurs conseillé par Stéphane Fouks, vice-président du groupe Havas. À Ouagadougou, sa communication est gérée par l’ex-ambassadeur Luc Adolphe Tiao, dernier Premier ministre de Blaise Compaoré, et par le politologue Yves Millogo.