Présidentielle Côte d'Ivoire 2020

Présidentielle en Côte d’Ivoire : sur la Toile, tous les coups sont permis

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Mis à jour le 27 octobre 2020 à 17h55
Photo d'illustration

Photo d'illustration © Elly Brian/Unsplash

Alors que la campagne pour l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire touche à sa fin, la guerre de l’information s’intensifie sur les réseaux sociaux entre le pouvoir et l’opposition.

C’est sans doute l’un des avatars les plus connus et les plus controversés de Côte d’Ivoire. Depuis plusieurs mois, « Chris Yapi » abreuve Twitter, Facebook et YouTube d’informations prétendument compromettantes sur Alassane Ouattara et son entourage politique et sécuritaire. Il est parfois drôlement bien informé (au point de semer la panique chez certains ministres), souvent à côté de la plaque, parfois entre les deux. À coup de phrases bien tournées et grâce à une habile mise en scène, le mystérieux Chris Yapi s’est rapidement fait un nom. Il est aujourd’hui suivi par des centaines de milliers de personnes. Ses publications sont commentées au plus haut niveau de l’État, dans le bureau des ministres, dans les salons feutrés des grands hôtels d’Abidjan et dans les couloirs des chancelleries.

Tous se posent la même question : qui se cache derrière ce pseudonyme désormais célèbre ? Tous les adversaires du chef de l’État ivoirien – même l’ancien ministre des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh et l’ex-vice-président Daniel Kablan Duncan – ont été soupçonnés. Mais plusieurs sources sécuritaires ivoiriennes et françaises y voient la marque de Guillaume Soro.

Si l’ancien président de l’Assemblée nationale s’en défend, ses proches – et même sa communicante française Patricia Balme – ne se gênent pas pour relayer les publications de Chris Yapi. « Cela fait partie de sa stratégie visant à semer le doute et la division au cœur du pouvoir », estime un proche d’Alassane Ouattara.

Guerre de l’information

Le « succès » de Chris Yapi a fait des émules. Des comptes aux publications similaires, mais cette fois-ci très critiques envers l’opposition, ont vu le jour. À l’approche de l’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 31 octobre, la guerre de l’information s’est intensifiée et les réseaux sociaux y ont pris une place centrale.

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