Économie

Aliko Dangote : « Le Nigeria a commis l’erreur de préférer le pétrole à l’agriculture »

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Aliko Dangote, à l'Africa Ceo Forum,   à Abidjan, en mars 2016.

Aliko Dangote, à l'Africa Ceo Forum, à Abidjan, en mars 2016. © ERIC LARRAYADIEU/ACF pour JA

Industrie, talents et potentiel agricole : en 1960, le Nigeria avait tous les atouts pour devenir une puissance industrielle. S’en détourner au profit de l’argent facile du pétrole fut une erreur, selon le milliardaire nigérian.

Aliko Dangote n’avait que trois ans à l’indépendance du Nigeria. À bien des égards, le parcours de l’homme le plus riche d’Afrique permet de suivre les progrès de l’économie du pays depuis lors. Une évolution qu’a suivie sa société, le groupe Dangote.

À l’origine simple entreprise d’ensachage de ciment, celle-ci est aujourd’hui le porte-étendard du « Made in Nigeria ». Et sa nouvelle raffinerie se veut une contribution à la préservation pour les finances nigérianes des précieuses devises étrangères.

Pour Jeune Afrique, le milliardaire nigérian présente des pistes d’actions pour faire du Nigeria « la puissance industrialisée qu’il aurait dû être après l’indépendance ». Entretien.

Jeune Afrique : À son indépendance, le Nigeria réunissait un cocktail prometteur d’industrie, de talents et de potentiel agricole. Quel mauvais virage a-t-il pris pour n’avoir pas atteint le stade de développement, par exemple de la Malaisie ?

Aliko Dangote : Avant l’indépendance, l’agriculture était l’épine dorsale du Nigeria. Le cacao, les produits du palmier et les arachides représentant 70 % de ses exportations. Dans la région du Nord, on trouvait l’arachide, le coton, la gomme arabique, à l’Ouest, le cacao, et à l’Est, les palmiers à huile.

Après 1960, la prédominance du Nigeria en tant que puissance agricole s’est maintenue, les cultures d’exportation étant la principale source de devises du pays. Comme à cette époque, le Nigeria était le premier exportateur d’huile de palme et devançait les États-Unis et l’Argentine pour l’exportation d’arachides. Le pays assurait 95 % de ses propres besoins alimentaires, bien qu’il repose sur des modèles d’agriculture de subsistance.

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