Santé

Didier Raoult : « Ce n’est pas le Covid qui va changer l’espérance de vie en Afrique » (2/3)

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Mis à jour le 18 novembre 2020 à 14h12
À l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) de Dakar, le 8 avril 2020.

À l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) de Dakar, le 8 avril 2020. © Sylvain Cherkaoui/Sipa

Spécialiste reconnu des maladies infectieuses, le professeur français Didier Raoult salue, dans la deuxième partie de l’entretien qu’il a accordé à « Jeune Afrique », l’efficacité avec laquelle le continent a réagi face à la pandémie de Covid-19.

Si la compétence du professeur Raoult en matière de maladies infectieuses n’a jamais été remise en cause par ses détracteurs, sa défense acharnée de l’hydroxychloroquine – et des traitements antipaludéens en général – dans le cadre de la pandémie de coronavirus lui a valu, en revanche, nombre d’attaques.

Dans cette deuxième partie du long entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, le médecin revient sur cette polémique, explique sa démarche et les résultats obtenus et, plus largement, salue l’efficacité avec laquelle le continent a su contenir le coronavirus.

Jeune Afrique : Comment analysez-vous la façon dont le Covid-19 s’est répandu en Afrique ?

Didier Raoult : Le Covid-19 n’a clairement pas fait en Afrique les ravages qu’il a faits en Europe de l’Ouest et aux États-Unis. C’est d’ailleurs un sourire de l’Histoire : c’est dans les pays les plus riches qu’il y a eu le plus de morts. La cause n’est pas parfaitement claire, mais c’est intéressant.

Pour ce qui est de l’Afrique, il existe plusieurs explications. D’abord, il est plausible qu’à peu près toutes les drogues qui ont une action contre le paludisme, ou qui sont très utilisées également pour traiter les fièvres inexpliquées, ont joué un rôle. La quinine, la primaquine, l’artésimine, la chloroquine… La plupart des scientifiques africains le pensent.

C’est dans les pays les plus riches qu’il y a eu le plus de morts

Il est possible aussi qu’il y ait une raison génétique. Le facteur rhésus en particulier, qui est moins fréquent en Afrique, semble être un facteur prédisposant aux formes plus graves. Ensuite, le degré d’urbanisation en Afrique n’est pas celui de l’Europe. Or le risque de transmission y est lié. Il est possible que la transmission interhumaine non vectorisée ait joué un rôle aussi.

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