Défense

Mali : l’armée affirme avoir repris Farabougou, assiégé par des jihadistes

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 23 octobre 2020 à 13h33
Un civil évacué de Farabougou vers Ségou, le 22 octobre 2020.

Un civil évacué de Farabougou vers Ségou, le 22 octobre 2020. © DR / FAMa

Les forces armées maliennes ont annoncé avoir repris le contrôle de Farabougou, un village du centre du pays qui était assiégé depuis deux semaines par des présumés jihadistes. Assimi Goïta, le vice-président de la transition, dirigeait les opérations.

Depuis deux semaines, la situation des habitants de Farabougou, dans le centre du Mali, était au centre de toutes les attentions. Encerclé par un groupe d’hommes armés présenté comme des jihadistes, ce village situé à environ 400 kilomètres au nord de Bamako était coupé du monde depuis le mardi 6 octobre, lorsqu’un groupe armé a fait irruption lors de la foire hebdomadaire et enlevé une vingtaine de personnes. Les assaillants ont ensuite pris position aux abords du village, bloquant toutes les voies d’accès.

Opération Farabougoukalafia

Le vendredi suivant, un groupe de villageois qui tentaient d’entrer dans Farabougou est tombé dans une embuscade. Cinq personnes ont été tuées et une quinzaine d’autres blessées. « Le village est coupé du pays par les terroristes qui ont bloqué toutes les voies d’accès », témoignait le dimanche 11 octobre le chef de village, Boukary Coulibaly.

Une situation qui a mis à rude épreuve les nouvelles autorités de Bamako, au premier rang desquelles les militaires qui ont mené le coup d’État de Bamako. Dès le lundi 12 octobre, le ministère de la Sécurité affirmait avoir pris des mesures « pour débloquer rapidement la situation ».

Mais l’opération militaire, baptisée « Farabougoukalafia » (ramener la paix à Farabougou, en bambara), n’a été officiellement lancée que le 15 octobre, selon le communiqué des Forces armée maliennes (FAMa) annonçant que Farabougou avait été « libéré » le 22 octobre. La seconde phase de l’opération, qui a conduit à la reprise du contrôle du village par l’armée malienne, a été menée par les forces spéciales, qui ont été acheminées par hélicoptère sur Farabougou « sous contrôle terroriste », précise le communiqué des FAMa.

Assimi Goïta à la manœuvre

L’opération « a été dirigée par le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta [qui dirige les forces spéciales du centre, NDLR]. Il était accompagné par le commandant du secteur 5 de l’opération Maliko, le colonel Didier Dembélé », précise le communiqué. Le colonel Goïta, à qui la charte de la transition confie la charge des questions de défense et de sécurité, a assuré que l’armée malienne avait « entièrement pris le contrôle de Farabougou ».

La situation dans le village serait due à « un conflit intercommunautaire », à en croire Assimi Goïta, cité par le communiqué des FAMa. L’armée malienne, qui n’a pas précisé si le blocus de la localité par le groupe armé était levé ou non depuis l’intervention militaire, a également largué des vivres sur le village. « En plus du personnel, beaucoup de colis, dont des médicaments, ont aussi été largués », souligne le communiqué des FAMa. Des civils blessés ont par ailleurs été évacués vers Ségou, pour y être soignés.

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