Politique

Cameroun : comment vit Maurice Kamto, surveillé nuit et jour par les forces de sécurité ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 21 octobre 2020 à 16h42
Le leader de l'opposition camerounaise Maurice Kamto le 5 octobre 2019, le jour de sa libération de prison à Yaoundé.

Le leader de l'opposition camerounaise Maurice Kamto le 5 octobre 2019, le jour de sa libération de prison à Yaoundé. © Cameroonian opposition leader Maurice Kamto sits in the back of a car as he is driven away on October 5, 2019, the day of his release from prison in Yaounde. - Cameroon's main opposition leader Maurice Kamto walked free from jail on October 5, 2019 after a military court ordered his release at the behest of veteran President Paul Biya… © STRINGER / AFP

Soupçonné de fomenter un soulèvement populaire afin de renverser le pouvoir, l’opposant Maurice Kamto est maintenu en résidence surveillée à Yaoundé depuis le 21 septembre.

Selon nos informations, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) vit reclus à son domicile avec son épouse, Julie Kamto, et un vigile. Plusieurs dizaines de policiers d’élite et de gendarmes ont bouclé sa villa de Ngousso, au nord de Yaoundé, avec pour instruction de l’arrêter s’il tentait d’en sortir.

Julie Kamto a quant à elle le droit de quitter les lieux, mais seulement afin d’effectuer les courses de la semaine. À chacun de ses retours, les policiers procèdent à une fouille méticuleuse de ses achats, notant les quantités et les marques des produits.

Les autorités ont également recours à des moyens électroniques de surveillance. Avocat de l’opposant, l’Américain Robert Amsterdam a dénoncé la violation de l’intimité du couple du fait de l’installation d’une caméra infrarouge devant la villa. Celle-ci a notamment la capacité de « voir » et d’enregistrer, de jour comme de nuit, les mouvements.

Enfin, le politicien profite de cet enfermement pour se consacrer à l’enseignement du droit public en visioconférence. Il prend notamment part à des soutenances de thèses de doctorat au sein d’universités étrangères.

Nul n’a accès à sa demeure, à l’exception de ses avocats, qui ont pu s’entretenir avec lui. Une plainte visant l’État pour « voie de fait administrative » a été déposée. Programmée le 15 octobre, l’audience a eu lieu et l’affaire a été renvoyée au 29.

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