Santé

Artemisia, baobab… Ces plantes africaines qui pourraient aider à lutter contre le coronavirus

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Mis à jour le 16 octobre 2020 à 15h53
Echantillons d’artémisinine dans le dépôt d’Artemisia Annua à Liuzhou, dans le sud de la Chine, en avril 2020

Echantillons d’artémisinine dans le dépôt d’Artemisia Annua à Liuzhou, dans le sud de la Chine, en avril 2020 © Tan Kaixing /Costfoto/Sipa USA

Un rapport du centre de recherche des Kew Gardens appelle la communauté internationale à s’intéresser aux végétaux africains, notamment pour lutter contre le Covid-19. Entretien avec l’une des responsables de cette étude, le professeur Monique Simmonds.

Et si nous pouvions mieux utiliser une richesse qui se trouve sous nos yeux et est pourtant sous-exploitée ? Les plantes et champignons pourraient élargir notre champ des possibles, estime le centre de recherche des jardins botaniques royaux de Kew, à Londres, dans son quatrième rapport, publié le 30 septembre.

Certaines de ces espèces, recensées par 210 experts répartis dans 42 pays, pourraient être utilisées dans l’alimentation – plus de 7 000 plantes comestibles sont ainsi documentées –, la construction ou même la médecine. Des remèdes naturels sont en effet déjà utilisés dans le traitement de cancers, de diabètes, de zonas ou de la malaria.

Alors que la pandémie de covid-19 continue de progresser aux quatre coins du globe, le centre de recherche propose de s’inspirer, entre autres, de la médecine traditionnelle africaine, pour sonder le potentiel de la nature dans la lutte contre le virus. Et appelle à des collaborations internationales sur le sujet. Rencontre avec l’une des responsables du rapport, le professeur Monique Simmonds.

Jeune Afrique : En 2019, plus de 1 900 plantes et 1 800 champignons ont pu être scientifiquement nommés pour la première fois. Pourquoi est-ce important de les référencer ?

Monique Simmonds : La population mondiale devrait atteindre les 10 milliards de personnes d’ici à 2050. Or, de nouveaux nuisibles et de nouvelles maladies vont apparaître, le tout dans un contexte de changement climatique. Alors que deux plantes sur cinq sont aujourd’hui menacées de disparition, il est primordial de mener une politique pour les protéger car elles nous seront sans doute très utiles face à ces phénomènes.

Notre Partenariat du millénaire pour la mise en place de banques de graines (Millennium Seed Bank Partnership) est le plus grand plan de conservation in situ au monde. En Afrique, cette entreprise de conservation et de création de collections nationales peut aider à mieux connaître les sols, à fabriquer des pesticides naturels, à lutter contre la désertification, et participer à la résilience climatique et à la sécurité alimentaire. Des ressources de la médecine traditionnelle pourraient aussi faire leur entrée sur les marchés internationaux.

Votre rapport indique que 723 espèces utilisées dans la médecine sont menacées d’extinction. À l’inverse, avez-vous découvert de nouvelles plantes en Afrique ?

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