Économie

Angola : quand la croisade anticorruption se retourne contre João Lourenço

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Mis à jour le 14 octobre 2020 à 17h58
Joao Lourenço, alors ministre de la Défense et candidat, lors de la présidentielle angolaise, en août 2017.

Joao Lourenço, alors ministre de la Défense et candidat, lors de la présidentielle angolaise, en août 2017. © Bruno Fonseca/AP/SIPA fr

Soupçonné de conflit d’intérêts et d’enrichissement, Edeltrudes Costa, le directeur de cabinet du président João Lourenço, jette le discrédit sur sa politique de lutte contre la corruption.

Avant même de prendre la tête de l’Angola en 2017, João Lourenço savait que la lutte contre la corruption dans son pays serait difficile. Chaque jour qui passe le confirme un peu plus. Ces derniers jours, le président angolais, qui a succédé à l’ancien homme fort José Eduardo dos Santos, est victime d’un effet boomerang : alors qu’il s’est fait élire sur la promesse de mener une croisade anti-corruption, lancée dès son arrivée au pouvoir, il est sous le feu des critiques pour conserver son directeur de cabinet, Edeltrudes Costa, soupçonné de conflit d’intérêts et d’enrichissement via l’obtention de contrats publics.

L’évasion des fonds publics sous le régime dos Santos s’élève à 24 milliards de dollars

L’affaire est du plus mauvais effet au moment où l’Angola, en grande difficulté financière en raison de la baisse du cours du pétrole et des conséquences de la pandémie de Covid-19, plaide pour la prolongation du moratoire sur le service de la dette auprès des bailleurs internationaux, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM).

Le 16 septembre, le FMI lui a réaffirmé son soutien, augmentant de près de 800 millions de dollars l’enveloppe de 3,7 milliards approuvée en 2018. Et, en début de semaine, alors que s’ouvraient les assemblées annuelles des deux institutions internationales, João Lourenço a pour la première fois chiffré – à 24 milliards de dollars – l’évasion des fonds publics sous le régime dos Santos, tout en soulignant, dans le Wall Street Journal, les réformes engagées – notamment avec l’aide des Etats-Unis – en faveur de la transparence.

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