Politique

Libye : derrière le show diplomatique, quelles avancées ?

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Mis à jour le 13 octobre 2020 à 16h58
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (au centre), le commandant libyen Khalifa Haftar (à d.) et la présidente du Parlement libyen Aguila Saleh (à g.) prenant part à une conférence de presse au Caire le 6 juin 2020.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (au centre), le commandant libyen Khalifa Haftar (à d.) et la présidente du Parlement libyen Aguila Saleh (à g.) prenant part à une conférence de presse au Caire le 6 juin 2020. © AFP

La crise libyenne continue de susciter une multitude de réunions et de conférences, au risque de perdre les observateurs. Et d’alimenter le jeu de dupes des puissances impliquées.

La Communauté internationale est atteinte de « réunionite aigüe » sur le dossier libyen. Début octobre, le Maroc a accueilli à Bouznika une rencontre inter-libyenne entre des délégations de la Chambre des Représentants (CdR), organe législatif basé à l’est, et du Haut Conseil d’État (HCS), équivalent à une chambre haute installée à l’ouest. En parallèle, des responsables des forces armées de chaque camp discutaient en Égypte pour favoriser un cessez-le-feu durable.

La Suisse, enfin, sous la médiation du Centre pour le dialogue humanitaire – organisation diplomatique privée mandatée par l’ONU – a réuni des Libyens des 26 circonscriptions du pays mais choisis par les Nations unies début septembre, pour poursuivre le « Dialogue national libyen ». Les deux derniers événements se sont déroulés dans le cadre des accords de la Conférence de Berlin du 19 janvier 2020, organisée par l’ONU. Les résultats sont plus que mitigés.

La dernière réunion en date – qui s’est déroulée au Maroc du 2 au 6 octobre – a abouti à une proposition commune concernant le mode de désignation des responsables des sept principales institutions (Banque centrale, Bureau d’Audit, Autorité du contrôle administratif, Commission anti-corruption, Commission électorale, Parquet général et Cour Suprême). Ces personnages clés devront être nommés conjointement par la CdR et le HCS.

Question sensible

Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, s’est félicité de cette avancée… en forme de retour en arrière. La question sensible de ces nominations stratégiques était l’objet de l’article 15 de l’accord de Skhirate qui a mis en place le Gouvernement d’union nationale (GNA), signé le 17 décembre 2015. Un texte que tous, ONU en tête, cherchent à dépasser car il n’a pas réussi à mettre fin à la division politique et militaire de la Libye.

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