Coulisses

Côte d’Ivoire : pourquoi Alassane Ouattara est resté inflexible face à la Cedeao

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 09 octobre 2020 à 12h15
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, et la ministre ghanéenne des Affaires Etrangères, Shirley Ayorkor Botchway, le 5 octobre 2020, au palais présidentiel, à Abidjan

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, et la ministre ghanéenne des Affaires Etrangères, Shirley Ayorkor Botchway, le 5 octobre 2020, au palais présidentiel, à Abidjan © Présidence de la République de Côte d'Ivoire

La mission conjointe de la Cedeao, des Nations unies et de l’UA, conduite du 4 au 7 octobre à Abidjan par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, n’est pas parvenue à rapprocher les différentes parties. En voici les raisons.

Le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara (ADO), s’est entretenu à deux reprises avec les membres de la mission conjointe, dirigée par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway. Selon nos informations, il s’est montré inflexible sur deux points. D’abord, sur le maintien de la date du scrutin présidentiel, toujours prévu le 31 octobre, mais aussi sur le respect des décisions prises par le Conseil constitutionnel.

Après avoir rencontré les différentes personnalités de l’opposition, la mission avait pourtant relayé auprès d’ADO leur souhait de repousser l’élection.

Initialement réticent face à l’idée d’une telle médiation, Alassane Ouattara avait ensuite exigé qu’elle soit dirigée par la Cedeao. Mais ces dernières semaines, certains acteurs diplomatiques sous-régionaux se sont étonnés de la passivité de l’organisation sur le dossier ivoirien, alors même qu’elle est très investie sur ceux de la présidentielle à venir en Guinée ou de la gestion du coup d’État au Mali.

Selon eux, le fait que l’Ivoirien Jean-Claude Brou, un proche d’Alassane Ouattara, préside la commission de la Cedeao, n’y serait pas étranger. C’est pourquoi la direction de cette mission a été confiée à la présidence tournante de la Communauté, assurée par le Ghana, et non à la commission.

Malgré l’inquiétude de la communauté internationale, le président ivoirien refuse tout discours alarmiste. C’est, toujours selon nos informations, ce qu’il avait déclaré à son homologue français Emmanuel Macron, début septembre à Paris, et réaffirmé quelques semaines plus tard par téléphone au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

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