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Présidentielle en Centrafrique : qui Faustin-Archange Touadéra a-t-il rencontré en Europe ?

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Mis à jour le 2 octobre 2020 à 16:34

Faustin-Archange Touadéra et Charles Michel, en 2018. © NICOLAS MAETERLINCK/Belga /AFP

De passage à Bruxelles puis à Rome, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a multiplié les entrevues avec les représentants des principaux partenaires de son pays. Jeune Afrique dévoile toutes les étapes de ce programme européen.

Arrivé par un vol Air France à Paris le 30 septembre, Faustin-Archange Touadéra (FAT) s’est, selon nos informations, aussitôt dirigé vers Lille par la route, pour une visite privée. Le chef de l’État centrafricain a passé la nuit dans la métropole du nord de la France, qu’il connait bien pour y avoir effectué ses études de mathématiques au début des années 1980, avant de prendre la direction de Bruxelles, le lendemain matin, 1er octobre.

Au sein de la capitale belge et européenne, FAT a rencontré les principaux représentants des institutions européennes, très actives en Centrafrique : le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, et le Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, l’Espagnol Josep Borrell.

Depuis Bruxelles, où la logistique de son séjour était notamment assurée par le consul de Centrafrique Dimitri Mozer, Faustin-Archange Touadéra a participé à la réunion de haut niveau sur la Centrafrique du 1er octobre, à laquelle prenait part en visioconférence le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Ce dernier s’est inquiété auprès de FAT du nombre important de violations de l’accord de paix signé à Khartoum en février 2019.

En terres transalpines

Après avoir quitté la Belgique, le président Touadéra a pris la direction de l’Italie et de Rome, où il séjournait à partir du 2 octobre. Il devait y rencontrer les représentants de Sant’Egidio, dont son fondateur, Andrea Riccardi. Cette communauté catholique est impliquée depuis de nombreuses années dans les efforts de médiation en Centrafrique.

Le chef de l’État, qui était accompagné de ses ministres de l’Économie, Félix Moloua, et de l’Action humanitaire, Virginie Baïkoua, devrait regagner Paris lundi 5 octobre avant de rentrer en Centrafrique.

Selon nos informations, FAT a obtenu, lors de ses entretiens du 1er octobre, le soutien de ses interlocuteurs, dont l’ONU, pour le maintien de la date du 27 décembre pour le premier tour de la présidentielle, à laquelle il s’est officiellement porté candidat de son parti, le Mouvement cœurs unis (MCU). Un calendrier très contesté par la coalition de l’opposition (COD-2020, actuellement menée par François Bozizé), qui pointe une mauvaise préparation des instances électorales et réclame un report du scrutin.