Agroalimentaire

Coton au Mali : la CMDT au pied du mur

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 08 octobre 2020 à 16h07
Des cultivateurs de coton dans la région de Sikasso, dans le sud du Mali, le 9 novembre 2019.

Des cultivateurs de coton dans la région de Sikasso, dans le sud du Mali, le 9 novembre 2019. © Bastien LOUVET/SIPA

Après quatre années d’essor, l’élan de la Compagnie malienne pour le développement des textiles, acteur clé du coton, est menacé par l’effondrement de la production et l’incertitude politique.

Ce sera un dossier majeur pour Mahmoud Ould Mohamed, le ministre de l’Agriculture du gouvernement de transition de Moctar Ouane : relancer la production cotonnière et éviter une crise durable pour  la CMDT (Compagnie malienne pour le développement des textiles), détenue à 99,49 % par l’État et à 0,51 % par le groupe français Geocoton de l’homme d’affaires franco-libanais, Abbas Jaber.

Dirigée depuis 2016 par Baba Berthé, 59 ans, juriste et ancien ministre de l’Agriculture, la société publique pilote la quasi-totalité de la filière et joue un rôle clé dans le développement d’autres cultures, les céréales sèches notamment.

Chute de la production de 30 %

L’espoir de relance porte non sur cette campagne mais sur la suivante, qui débutera en mai-juin 2021. Car, pour l’heure, les dés sont jetés. Après une décennie de croissance presque continue, l’or blanc va perdre de sa superbe au Mali : la production plongera lors de cette récolte, qui doit débuter courant octobre. La chute sera de 30 %, selon le dernier rapport daté du 11 septembre du département  de l’Agriculture des États-Unis (USDA).

Avec seulement 900 000 balles de fibres, le pays va concéder à la Côte d’Ivoire sa place de deuxième producteur africain derrière le leader béninois, que le Mali talonnait.

Quelque 3 millions de personnes sont liées à la filière

D’autres experts sont encore plus alarmistes et tablent sur une exportation de coton fibre malien, très apprécié par les filateurs internationaux, de moins de 100 000 tonnes cette campagne contre 300 000 tonnes environ les dernières années.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte