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Football : comment Ahmad Ahmad accélère la restructuration de la CAF

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Ahmad Ahmad, le patron de la CAF, en janvier 2020.

Ahmad Ahmad, le patron de la CAF, en janvier 2020. © KHALED ELFIQI/EPA/MAXPPP

Si Ahmad Ahmad n’est pas encore officiellement candidat à sa réélection en mars 2021, le patron de la Confédération africaine de football accélère la restructuration de l’organisation et nomme un nouveau directeur de la communication.

Selon nos informations, un nouveau directeur de la communication de la Confédération africaine de football (CAF) prendra ses fonctions le 11 octobre. Il s’agit du Camerounais Alexandre Siewe. Cet ancien journaliste à Jeune Afrique a officié pendant treize ans au sein de l’opérateur électrique Eneo, notamment en tant que directeur marketing et communication. En 2018, il s’est lancé dans le consulting et la direction d’ABK Radio.

Ce recrutement s’inscrit dans le cadre de la restructuration de la CAF lancée par son président Ahmad Ahmad. Une direction des experts des arbitres techniques a ainsi été créée et est dirigée depuis février par l’ancien arbitre international rwandais Célestin Ntagungira. D’autres départements (juridique, conformité et approvisionnement, sûreté et sécurité) ont également vu le jour, ainsi qu’une commission de gouvernance et une division du football féminin.

La CAF entend se « moderniser et s’adapter aux standards internationaux » conformément aux recommandations de la Reform Task Force, un groupe de travail chargé de l’auditer, sous la supervision de la Fifa. Ahmad Ahmad entend mettre fin à certaines pratiques « injustifiées, indues, ou opaques » ou encore aux « rétributions hors contrat ».

Immunités et avantages

Enfin, le 8 juin, en Égypte, la Chambre des représentants a approuvé l’accord de siège de la CAF. Réclamé de très longue date, il a été signé en février par le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et Ahmad. Celui-ci permettra à la CAF, historiquement basée au Caire, d’enfin bénéficier des avantages, des immunités et des privilèges reconnus aux personnels des organisations internationales et des missions diplomatiques.

L’Égypte avait longtemps différé la signature de cet accord, avant qu’elle ne soit mis sous pression par le Maroc. Selon nos sources, Rabat proposait de délocaliser l’instance sur son sol, en lui offrant une meilleure protection pour son personnel.

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