Politique

RDC : Tshisekedi mobilise de nouveaux alliés pour la présidentielle de 2023

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 29 septembre 2020 à 23h25
Félix Tshisekedi, dans son bureau, en septembre 2020.

Félix Tshisekedi, dans son bureau, en septembre 2020. © PRESIDENCE RDC

Dans la perspective de la présidentielle de 2023 et alors que le Cach peine à se réformer, le président congolais cherche à élargir sa base électorale grâce à de nouveaux alliés politiques.  

Le 20 septembre, le président congolais Félix Tshisekedi a accordé un entretien à une délégation menée par son Haut représentant, Kitenge Yesu. Selon nos informations, celui-ci avait pour but de préparer la constitution d’une grande plateforme pour regrouper de nouveaux soutiens politiques autour du président congolais, dans l’optique de la présidentielle de 2023.

Parmi les personnalités ayant participé à cet échange figurent Fiyou Ndondoboni, du parti Orange et les anciens candidats à la présidentielle Pierre Pay Pay (en 2006), Adam Bombole (en 2011) ainsi que Gabriel Mokia et Noël Tshiani (en 2018).

Eugène Diomi Ndongala, membre de Démocratie chrétienne, Jean-Claude Muyambo, ancien bâtonnier de Lubumbashi et membre de la plateforme Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi et Jean Bertrand Ewanga, ancien secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, ont également répondu présent.

Nouvelle charte

En sa qualité de doyen du groupe, Pierre Pay Pay a assuré Félix Tshisekedi de leur disponibilité à l’accompagner « dans son combat contre la corruption ». Un comité de rédaction a été chargé d’élaborer pour cette plateforme élargie une charte et un règlement intérieur, qui doivent être présentés au chef de l’État dans les prochains jours.

Cette réunion intervient alors que la coalition Cap pour le changement (Cach) peine à se structurer, en raison notamment du refus des caciques de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de renoncer à une candidature de Tshisekedi en 2023. L’accord de Nairobi signé entre ce dernier et son ex-directeur de cabinet Vital Kamerhe, condamné le 20 juin à vingt ans de prison pour détournement de deniers publics, fait pourtant du chef de file de l’UNC le candidat de la coalition pour la prochaine présidentielle.

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