Politique

Bénin : le PRD d’Houngbédji s’affranchit de son alliance avec Talon

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Adrien Houngbédji, en octobre 2010 à Paris.

Adrien Houngbédji, en octobre 2010 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Soutien indéfectible de Patrice Talon depuis l’élection de ce dernier à la tête du Bénin, le 20 mars 2016, le Parti du renouveau démocratique (PRD) de l’ancien Premier ministre Adrien Houngbédji, 78 ans, est en passe de retrouver son autonomie.

C’est, du moins, ce qui ressort d’une série de recommandations de l’Université de vacances (UV) annuelle de cette formation politique dont l’audience électorale a oscillé, ces trente dernières années, entre 10 et 32 %.

Dans un document de quatre pages daté du 20 septembre 2020, l’UV, organe d’analyse et de proposition du mouvement, souligne ainsi que « la raison d’un parti n’est pas d’applaudir en spectateur les quelques réalisations consenties par un régime, mais la conquête et l’exercice du pouvoir. »

Un candidat plus jeune ?

Son candidat naturel, Adrien Houngbédji, ayant atteint la limite d’âge des 70 ans, au-delà desquels nul ne peut briguer la magistrature suprême, le PRD devrait se choisir un candidat plus jeune et aller sous sa propre bannière au scrutin présidentiel d’avril 2021.

À condition de recueillir au moins 16 parrainages d’élus (députés et/ou conseillers municipaux), indispensables pour pouvoir le faire, ce qui, dans la configuration politique actuelle au Bénin, relèverait de l’exploit. Une décision définitive et le choix du candidat devraient intervenir fin novembre/début décembre lors d’un Conseil national ou d’un Congrès extraordinaire du parti.

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