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Dans un bureau de vote de Ouagadougou, lors de la présidentielle et des législatives de 2015.

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Présidentielle et législatives au Burkina Faso : les enjeux du double scrutin

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Présidentielle au Burkina : la garde rapprochée du candidat Kaboré

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Mis à jour le 23 septembre 2020 à 14:58

Roch Marc Christian Kaboré, à Accra, le 15 septembre 2020. © Francis Kokoroko / REUTERS

Alors que l’élection présidentielle du 22 novembre approche à grand pas, le chef de l’État burkinabè organise son équipe de campagne.

Compagnon de longue date de Roch Marc Christian Kaboré, avec qui il a étudié à Dijon, Simon Compaoré a pris la direction de la campagne du candidat. Il a pour adjoint le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakande, un autre proche du chef de l’État qui revient en force au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), tout comme Laurence Marshall Ilboudo. La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire est quant à elle chargée de la mobilisation.

Enfin, Kaboré à mandaté son conseiller spécial en communication, Thierry Hot, pour faire le lien avec les chancelleries occidentales et les chefs d’État de la sous-région dont il est proche, comme le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Ghanéen Nana Akufo-Addo ou encore le Sénégalais Macky Sall.

Le président en campagne s’est également entouré d’une équipe de communicants locaux et internationaux, chapeautée par le maire de Ouagadougou, Armand Beouindé et le journaliste Yacouba Traoré, directeur de la communication du MPP. Cette cellule est composée de l’agence Alpha Oméga Services Africa, basée à Abidjan et dirigée par l’Ivoiro-Burkinabè Sandrine Roland (qui était déjà engagé dans la campagne de Kaboré en 2015) et MK Conseil, de Myriam Karbal, basée à Casablanca.

Changement de génération

Enfin, selon nos informations, le chef de l’État a opté pour un renouvellement générationnel dans le choix des candidats du MPP aux élections législatives, qui se dérouleront au même moment. Les caciques comme Simon Compaoré, Dominique Issa Konaté (conseiller mines et énergie), Oumarou Idani (ministre des Mines) ou encore Maurice Dieudonné Bonanet (ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme) ne se représenteront pas.

Selon l’un de ses proches, « le chef de l’État veut commencer à préparer le passage de témoin de 2025 ». Ce dernier lance donc des « novices » dans l’arène politique comme les ministres Alpha Barry (Affaires étrangères), Stanislas Ouaro (Éducation nationale) ou encore Bachir Ismaël Ouédraogo (Énergie).