Politique

Cameroun : les « motos-taxis », peuvent-ils peser dans le bras de fer Biya-Kamto ?

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Mis à jour le 22 septembre 2020 à 11h33
Moto Taxis ˆ Dschang© Victor Zebaze

Moto Taxis ˆ Dschang© Victor Zebaze © Moto Taxis ˆ Dschang © Victor Zebaze

C’est une journée à hauts risques qui s’ouvre ce mardi au Cameroun, où l’opposition appelle à des manifestations qui ont été interdites par les autorités. Et au centre du jeu, des acteurs que l’on n’attendait pas : les conducteurs de motos-taxis.

Une horde de motos-taxis traverse le quartier administratif de Bonanjo, dans le 1er arrondissement de Douala, sous les regards intrigués des passants. Dans une ville qui compte plus de 100 000 engins du genre, ce type de cortèges est monnaie courante lors des processions funèbres ou des mariages. Mais ce 17 septembre, la scène n’a rien d’ordinaire. Surtout que, depuis 2012, les motos-taxis sont officiellement interdites de circulation dans cette partie de la ville, tout comme les manifestations non dûment déclarées auprès des autorités.

Ce jour-là, le groupe de « motos-taximen » qui s’arrête devant les services du gouverneur de la région du Littoral le clame pourtant haut et fort : il s’agit d’une manifestation spontanée. À coté des éléments des forces de sécurité qui les encadrent pour l’occasion, ils se sentent investis d’une « mission républicaine », celle de dire « non à la marche insurrectionnelle », ainsi qu’ils qualifient les manifestations que l’opposition veut organiser mardi 22 septembre.

« Les motos-taxis ne prendront pas part à cette marche, scande devant les autorités administratives Willy Kegne, le président de l’un des multiples syndicats qui pullulent à Douala. Celui qui veut déclencher la guerre nous aura sur son chemin ! » Déclaration sincère, manipulation ou tentative de séduction d’une autorité avec laquelle la corporation est régulièrement en conflit ?

Force de mobilisation

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