Diplomatie

Frontière Bénin-Nigeria : Aliko Dangote, médiateur en chef entre Talon et Buhari 

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 17 septembre 2020 à 18h37
Aliko Dangote, en juin 2012, à Lagos.

Aliko Dangote, en juin 2012, à Lagos. © Akintunde Akinleye/REUTERS

Alors que la frontière entre le Bénin et le Nigeria est fermée depuis août 2019, le milliardaire nigérian Aliko Dangote fait l’intermédiaire entre Patrice Talon et Muhammadu Buhari pour tenter de relancer les discussions. 

Selon nos informations, Aliko Dangote a convié le 12 septembre les ministres béninois Romuald Wadagni (Économie) et Aurélien Agbénonci (Affaires étrangères), à une rencontre pour évoquer cette épineuse question. Pour l’occasion, les deux ministres se sont rendu à Lagos en jet privé.

Ces derniers mois, les discussions ont connu un coup d’arrêt en raison de la pandémie de Covid-19. Dangote, qui a proposé ses bons offices aux présidents Muhammadu Buhari et Patrice Talon,  a alors reçu régulièrement des membres du gouvernement béninois.

Changement de ton

Cette médiation est le signe d’un changement de ton de l’homme d’affaires, qui bénéficie de l’oreille du président nigérian. Il a en effet été, par le passé, un ardent défenseur d’une ligne dure vis-à-vis de Cotonou.

« Aucun pays ne peut survivre avec un voisin comme le Bénin », avait-il même lâché, le 8 juillet 2019, lors d’une table ronde sur la croissance de la Central Bank of Nigeria (CBN). Alors que les exportations de ciment du groupe Dangote à destination du Bénin se sont trouvées bloquées, Dangote s’affirmait aussi victime de la contrebande de sucre arrivant sur le territoire nigérian. Il avait alors affirmé que Abuja allait « prendre des mesures draconiennes ».

Un mois plus tard, Muhammadu Buhari annonçait unilatéralement, et sans en informer au préalable le gouvernement béninois, la fermeture de la frontière terrestre. Les autorités nigérianes expliquaient alors vouloir mettre un terme à la contrebande massive entre les deux pays, en particulier de riz, alors qu’Abuja s’est engagé dans un programme de développement de la riziculture.

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