Politique économique

OMC – Ngozi Okonjo-Iweala : « L’Afrique pourra être fière de voir une de ses filles capable de faire le job »

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Mis à jour le 17 septembre 2020 à 01h16
Ngozi Okonjo-Iweala (Nigeria), en février 2015

Ngozi Okonjo-Iweala (Nigeria), en février 2015 © Bruno Levy pour JA

Différend entre la Chine et les États-unis, subventions à la pêche, réforme du système de règlement des litiges… La candidate nigériane est convaincue d’être la mieux placée pour s’atteler aux défis qui attendent le nouveau patron de l’OMC.

Ngozi Okonjo-Iweala a la solution. À 66 ans, l’ancienne ministre des Finances puis des Affaires étrangères du Nigeria, numéro deux de la Banque mondiale pendant cinq ans, estime avoir toutes les compétences et l’expérience nécessaires pour succéder à Roberto Azevedo à la tête d’une Organisation mondiale du commerce (OMC) menacée de paralysie.

L’actuelle présidente de l’alliance Gavi pour la vaccination dans le monde fait figure de favorite dans un processus de sélection qui pourrait s’étendre jusqu’à début novembre. Entre-temps, l’OMC devrait retenir cinq des huit candidats actuellement en lice avant la fin du mois de septembre.

Soutenue à bout de bras par le Nigeria – et donc par la Cedeao -, l’amie très proche d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD), peut se passer de la bénédiction de l’Union africaine (UA) à l’heure où le poste semble promis à un représentant du continent. Ou une représentante, si Ngozi Okonjo-Iweala est au rendez-vous qu’elle semble s’être fixé avec l’OMC.

Jeune Afrique : L’UA avait clairement pris position pour que le continent ne présente qu’un seul candidat au poste de secrétaire général. Or, avec la Kényane Amina Mohamed et l’Égyptien Abdel Hamid Mamdouh, vous êtes encore trois en lice aujourd’hui. Ne craignez-vous pas que cela réduise les chances de voir un Africain être pour la première fois élu à la tête de l’OMC ?

Ngozi Okonjo-Iweala : Non, je ne pense pas. Voilà comment je vois les choses. Nous sommes en effet trois à être encore en course, mais cela signifie que le continent a pu présenter trois candidats crédibles et reconnus à l’échelle internationale.

Nous ne devons pas voir cela comme un désavantage. Cela montre au contraire, selon moi, la richesse du continent africain et son meilleur visage. Surtout, nous avons beaucoup de respect les uns pour les autres. Que le meilleur gagne.

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