Politique

Tshisekedi-Kabila : où en sont les négociations entre le FCC et Cach ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, lors de l’investiture, le 24 janvier 2020.

Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, lors de l'investiture, le 24 janvier 2020. © REUTERS/ Olivia Acland

Entretien imminent entre Tshisekedi et Kabila, contenu de leur accord secret, nomination du ministre de la Justice… Néhémie Mwilanya Wilondja a fait le point face aux parlementaires du FCC sur les pourparlers avec Cach. Voici les détails de cette réunion. 

Selon nos informations, Néhémie Mwilanya Wilondja, le coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila), a réuni les députés et les sénateurs de sa famille politique à vingt-quatre heures de la rentrée parlementaire, qui avait lieu ce 15 septembre.

Il souhaitait faire un point sur les négociations en cours avec Cap pour le changement (Cach), la coalition de Félix Tshisekedi – des discussions pilotées par une commission mise en place mi-août afin de tenter d’aplanir leurs divergences.

Rencontre « de la dernière chance »

Mwilanya a listé les griefs de chaque camp, de la gestion du gouvernement aux ordonnances de nomination dans la magistrature et dans l’administration des vingt-six provinces du pays. Le FCC est convaincu que Cach n’est pas disposé à respecter ses engagements.

Par ailleurs, le coordonnateur a dévoilé pour la première fois le contenu du fameux accord entre Tshisekedi et Kabila, qui prévoit notamment que le FCC reprendra la présidence congolaise en 2023.

Toujours selon nos informations, les négociations doivent se conclure ce 15 septembre, avant une rencontre « de la dernière chance » le 16 au soir entre les deux chefs.

Vers un blocage du Congrès ?

Également négociateur pour le FCC, Raymond Tshibanda a pour sa part insisté sur l’urgence de désigner un nouveau ministre de la Justice. Après la démission forcée de Célestin Tunda Ya Kasende, le chef de l’État a refusé que son intérim soit assuré par le ministre des Mines, Willy Kitobo (FCC). Il a préféré le confier au vice-ministre de la Justice, Bernard Takahishe Ngumbi, qui est membre de son parti.

Lors de cette même réunion, il a en outre été dit que le FCC, qui détient la majorité au Parlement, n’entend pas réunir le Congrès afin d’empêcher les trois juges nommés à la Cour constitutionnelle par Félix Tshisekedi de prêter serment.

De son côté, la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui, poursuit sa médiation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Elle s’est entretenu avec l’ancien président le 13 septembre.

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