Politique

Gabon : les jours qui ont précédé le malaise de Léandre Nzue, le maire de Libreville

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Léandre Nzué, maire de Libreville, le 21 mai 2019.

Léandre Nzué, maire de Libreville, le 21 mai 2019. © François Zima pour JA

Léandre Nzue, le maire de Libreville, a fait un malaise cardiaque le 14 septembre. Soupçonné de détournement de deniers publics et de blanchiment d’argent, il était en garde à vue depuis trois jours.

Alors qu’un conseil budgétaire doit se tenir les 17 et 18 septembre afin d’examiner les comptes de Libreville, le maire Léandre Nzue, 63 ans, est toujours soigné à l’hôpital d’instruction des armées.

L’édile a fait un malaise cardiaque le 14 septembre au parquet de la Cour criminelle spéciale, où il devait être présenté à une juge d’instruction pour des soupçons de détournement de deniers publics et de blanchiment d’argent.

Selon nos informations, tout a commencé le 4 septembre, lorsque le maire de Libreville, encarté au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a reçu une convocation à se présenter le 8 septembre à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire, surnommée « B2 ». En raison de ses ennuis de santé, il a sollicité via ses avocats le report de ce rendez-vous, certificat médical à l’appui.

Un matelas à même le sol

Le B2 a accusé réception de cette requête, avant d’exiger un second diagnostic réalisé par un autre médecin, qu’il a lui-même désigné. Bien que le praticien ait confirmé que l’édile souffre notamment d’une forte tension artérielle, la Direction lui a demandé de se présenter le 11 septembre dans ses bureaux.

Nzue a finalement répondu à cette convocation. Il a été interrogé par les enquêteurs de 11 heures à 17 heures, avant d’être placé en garde à vue. Il a passé les trois nuits suivantes sur un matelas jeté à même le sol de la salle de réunion du B2.

Tension à l’Hôtel de Ville

À la mairie de Libreville, la tension est à son comble, d’autant que d’autres cadres de l’Hôtel de Ville devraient également être entendus dans la même affaire, à l’instar de l’inspecteur général municipal Christian Enghot et du conseiller politique du maire, Ramsès Ekomi.

Un conseil budgétaire doit néanmoins se tenir les 17 et 18 septembre avec, à l’ordre du jour, l’examen des comptes de la commune.

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