Politique

Assassinat de Patrice Lumumba : « Connaître enfin la vérité est un droit légitime et un devoir collectif »

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Mis à jour le 11 septembre 2020 à 16h29
Patrice Lumumba, le 8 septembre 1960, à Léopoldville, en RDC.

Patrice Lumumba, le 8 septembre 1960, à Léopoldville, en RDC. © Archives JA

La justice belge a annoncé qu’elle allait rendre une dent de Patrice Émery Lumumba à sa famille. Juliana Lumumba, la fille du héros de l’indépendance congolaise, revient pour Jeune Afrique sur l’enjeu symbolique de cette décision et, surtout, sur les zones d’ombres qui entourent toujours l’assassinat du premier Premier ministre du Congo indépendant en 1961.

Une dent. Voilà ce que la justice belge a annoncé qu’elle allait restitué à la famille de Patrice Lumumba. Cette dent, jusque-là sous scellée car étant une des pièces du dossier judiciaire ouvert en Belgique sur la mort de Lumumba, est l’un des rares reste de celui qui est, encore aujourd’hui, connu comme le héros de l’indépendance congolaise.

Éphémère Premier ministre d’un Congo tout juste indépendant, en 1960, connu pour son célèbre discours le jour de l’indépendance, Patrice Lumumba avait été, quelques mois plus tard, renversé puis arrêté.

Le 17 janvier 1961, dans le Katanga brièvement sécessionniste de Moïse Tshombe, Lumumba sera torturé sous la supervision d’officiers belges, avant d’être exécuté dans des circonstances qui n’ont, soixante ans après, toujours pas été élucidées.

Le corps, lui, n’a jamais été retrouvé. Et pour cause. En 2000, dans un documentaire télévisé, le commissaire de police belge Gérard Soete a raconté avoir découpé et dissous dans l’acide le corps de l’ancien Premier ministre. Preuve à l’appui, il a affirmé avoir conservé une dent de ce dernier, relique qui sera saisie en 2016 dans le cadre de l’enquête ouverte en 2012 par le parquet fédéral belge, suite à la plainte déposée par plusieurs enfants du défunt Premier ministre.

Si elle salue dans cette décision une « victoire », Juliana Lumumba, la fille de Patrice Émery Lumumba, insiste surtout sur son enjeu symbolique et rappelle que des zones d’ombres persistent autour de l’assassinat du héros de l’indépendance congolaise.

Juliana Lumumba, en juin 2015 à Kinshasa.

Juliana Lumumba, en juin 2015 à Kinshasa. © Federico Scoppa pour JA

Jeune Afrique : Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que la justice belge avait décidé que votre famille recevrait la relique saisie en 2016 chez Gérard Soete ? 

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