Politique

Centrafrique : François Bozizé peut-il redevenir président ?

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Mis à jour le 10 septembre 2020 à 19h46
L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé.

L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé. © Vincent Fournier/JA

Candidat à l’élection présidentielle de décembre prochain, l’ancien chef de l’État espère mettre définitivement derrière lui ses sept longues années d’exil et reconquérir, enfin, « son » palais présidentiel.

Un véritable concert de klaxons. Lorsque François Bozizé fait enfin son apparition aux alentours du stade omnisports de Bangui, ses supporteurs sont chauffés à blanc. En ce vendredi 24 juillet, le Kwa na Kwa (KNK, parti de l’ancien président centrafricain) s’apprête à ouvrir son congrès ordinaire. Danseurs et musiciens sont de sortie. La jungle urbaine des Toyota, à deux ou quatre roues, n’hésite guère à leur voler la vedette. On devine, derrière un masque blanc, le sourire pincé et réservé de François Bozizé. L’homme n’a jamais été très expansif.

Entouré de militaires dûment armés de leur kalachnikov, il se dirige à pas mesurés vers l’enceinte du stade. Une pochette de couleur orange, celle de son parti, orne sa veste de costume. François Bozizé n’a pas osé, comme certains de ses soutiens plus exubérants, l’intégrale orangée du KNK, de la casquette au pantalon, en passant par la chemise, la cravate et le veston. Il n’en savoure pas moins le moment. Un temps, l’ancien chef d’État a bien cru devoir renoncer aux foules en liesse.

Durant sept ans, depuis son exil de Kampala, en Ouganda, il a ressassé sa chute, image par image. L’avancée des rebelles de la Séléka vers Bangui. Sa fuite vers le camp de Roux, où il monta dans un petit hélicoptère. Son dernier passage à Berengo et à Bayanga, pour y récupérer quelques « effets personnels ». Puis le Cameroun : Batouri, Bertoua et enfin Yaoundé, la capitale.

Ironie de l’histoire, c’est dans la suite 930 de l’hôtel Hilton qu’il se reposera, le 25 mars 2013 – celle-là même qui a accueilli Ange-Félix Patassé, le président qu’il a lui-même renversé quelques années plus tôt. Patassé, condamné par contumace en 2006 à vingt ans de travaux forcés pour détournements de fonds publics, s’est éteint à Douala cinq ans plus tard.

Sûr de sa seconde chance

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