Politique

Guinée – Mamadou Sylla : « Il faut empêcher Alpha Condé de faire un coup KO »

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Mis à jour le 04 septembre 2020 à 17h33
Portrait de Mamadou Sylla© DR

Portrait de Mamadou Sylla© DR © Portrait de Mamadou Sylla © DR

Discret chef de file de l’opposition à l’Assemblée nationale, l’homme d’affaires Mamadou Sylla entend porter les couleurs de l’Union démocratique de Guinée (UDG) lors de la présidentielle du 18 octobre. Il assure vouloir battre Alpha Condé dans les urnes, et dénonce la stratégie du boycott.

Mamadou Sylla fut l’homme qui murmurait à l’oreille du président Lansana Conté. Il était aussi celui qui faisait crédit à l’ancien chef de l’État guinéen. Au point que le 16 décembre 2006, accusé de détournement de fonds publics et enfermé à la prison centrale de Conakry, le richissime homme d’affaires obtint sa libération de Lansana Conté en personne, qui alla lui-même l’extirper de sa cellule.

Près de quinze ans plus tard, si ses affaires continuent de prospérer, Mamadou Sylla n’a plus la même assise sur la classe politique guinéenne. Avec 4 députés à l’Assemblée nationale, il est devenu un chef de file de l’opposition de circonstance, à la suite des élections législatives boycottées par les principaux partis de l’opposition en mars dernier.

Désormais, l’objectif du richissime homme d’affaires est de faire tomber Alpha Condé, candidat à un troisième mandat. Car selon lui, « tant qu’il sera aux manettes, la Guinée sera plongée dans le chaos ».

Jeune Afrique : Vous allez prochainement déposer votre candidature à l’élection présidentielle. Pensez-vous que la Ceni pourra assainir le fichier électoral d’ici le 18 octobre, comme vous le demandez ? 

Mamadou Sylla : Lors de la convention de mon parti qui m’a investi candidat, j’avais dit aux membres de mon bureau politique que nous devions suivre de près le travail de la Commission électorale nationale et indépendante (Ceni).

À plus d’un mois de l’élection, on se retrouve dans le même scénario que lors du double scrutin de mars. Il est impossible d’évaluer le travail de la Ceni : nous ne savons pas si le fichier a été toiletté et si la question des 2,5 millions d’électeurs fictifs que nous dénonçons a été réglée [un rapport de la Cedeao évoquait 2,4 millions d’électeurs sans pièces justificatives, NDLR].

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