Politique

Guinée : Alpha Condé officiellement candidat à un troisième mandat

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 01 septembre 2020 à 09h23
Alpha Condé, président de la République de Guinée, lors d’une interview accordée à Jeune Afrique le 20 octobre 2016, au palais présidentiel à Conakry.

Alpha Condé, président de la République de Guinée, lors d’une interview accordée à Jeune Afrique le 20 octobre 2016, au palais présidentiel à Conakry. © Vincent Fournier/JA

Alpha Condé sera candidat à un troisième mandat lors du scrutin prévu le 18 octobre, a indiqué son parti lundi soir.

« Le président Alpha Condé sera bien notre candidat à l’élection présidentielle », a indiqué le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG-Arc en ciel) dans un communiqué lu à la télévision nationale RTG, lundi soir. Le parti présidentiel avait « sollicité » début août la candidature du chef de l’État guinéen, 82 ans, à un troisième mandat à la tête du pays.

« Pacte »

Élu en 2010 et réélu en 2015, Alpha Condé avait dit « prendre acte », mais préféré réserver sa réponse, qu’il avait assortie d’une série de conditions. « Si vous voulez que j’accepte votre proposition, il faut que vous vous engagiez à ce que le RPG redevienne ce qu’il était, un parti qui n’oublie personne », avait-il notamment déclaré aux délégués de sa formation.

Les partis de la majorité ont soumis au président une « proposition de pacte » pour l’application de ce programme, a indiqué le RPG. « Nous avons l’immense privilège et le bonheur d’informer la population guinéenne que celui-ci a accédé à notre demande », s’est félicité le parti dans le communiqué, qui a été lu par le directeur-général de la RTG.

Nous « avions invité le chef de l’État a briguer un nouveau mandat comme l’autorise la nouvelle Constitution », a par ailleurs affirmé lundi sans ambiguïté le RPG dans son communiqué.

Troisième mandat

Depuis plusieurs mois, l’éventuelle candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat a en effet cristallisé les tensions dans le pays.

Les principaux partis d’opposition alliées à des organisations de la société civile au sein du Front national de défense de la Constitution (FNDC) ont multiplié les manifestations pour s’opposer à toute réforme constitutionnelle qui ouvrirait la voie à cette candidature du chef de l’État guinéen à un troisième mandat.

L’appel au boycott du double-scrutin – les législatives et le référendum constitutionnel – du 22 mars par l’opposition n’avait cependant pas empêché la promulgation de cette nouvelle loi fondamentale.

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