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Politique

[Série] Côte d’Ivoire : dix chantiers phares

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Mis à jour le 09 septembre 2020 à 09h53
Vue aérienne de la capitale économique ivoirienne et de l'autoroute du Nord.

Vue aérienne de la capitale économique ivoirienne et de l'autoroute du Nord. © Nabil Zorkot

Réformes institutionnelles, apaisement de la vie politique, aménagement du territoire, modernisation du pays, progrès sociaux… Les changements opérés depuis 2011 sont tangibles dans de nombreux domaines. Même si beaucoup reste à faire.

À travers dix dossiers prioritaires, Jeune Afrique a voulu faire le point sur ce qui a été fait et ce qui ne l’a pas été au cours des deux quinquennats du chef de l’État sortant et, au-delà, sur ce que devraient être les priorités du futur exécutif, quel qu’il soit, à l’issue du scrutin des 31 octobre et 28 novembre.

L’un des changements les plus marquants est incontestablement la relance de l’économie, dont la croissance a atteint un rythme moyen de + 8,5 % par an de 2012 à 2019. Une croissance portée par un volontarisme politique (aux niveaux fiscal, administratif et sectoriel) et par la mise à niveau des infrastructures (routes, énergie, zones d’activité…). D’autres progrès notables sont à observer en matière d’éducation, avec l’école obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans depuis 2015, et en matière de santé, avec d’importants investissements et la mise en place de la couverture médicale universelle (CMU).

Défiance

Ces progrès sont cependant encore loin de profiter à l’ensemble des populations, notamment parce que 80 % du revenu national reste produit dans la région d’Abidjan, qui concentre encore une grande partie des investissements.

Autre chantier prioritaire depuis 2011, la réforme du secteur de la sécurité, qui est encore en chantier. Si la situation s’est améliorée, des incidents ponctuels (comme les mutineries au sein de différentes casernes en 2017) viennent régulièrement souligner le potentiel de déstabilisation et la nécessité de poursuivre la modernisation des forces armées.

Force est aussi de constater que la défiance entre entre les différents camps est loin d’avoir disparu, et que la proximité de l’élection présidentielle n’arrange rien. D’autant que, même s’il bénéficie d’un régime d’allègement de son régime de liberté conditionnelle par la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-président Laurent Gbagbo n’a pas recouvré ses droits civils et politiques en Côte d’Ivoire (où il reste condamné à vingt ans de prison). Et que, à la suite du décès de son dauphin Amadou Gon Coulibaly début juillet, ADO est finalement candidat à un troisième mandat, dont ses opposants contestent la légalité. Les tensions en ont été immédiatement ravivées, rappelant que le processus de réconciliation nationale est loin d’être achevé.

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