Politique

Entre Ouattara et Bédié, Albert Mabri Toikeusse se prépare à la présidentielle en Côte d’Ivoire

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 27 août 2020 à 19h31
Albert Mabri Toikeusse est président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI).

Albert Mabri Toikeusse est président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI). © Issam Zejly / Truthbird pour JA

Alors qu’il doit être officiellement investi candidat par son parti le 28 août, Albert Mabri Toikeusse peaufine sa stratégie pour la présidentielle. Entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, l’ancien ministre compte bien peser sur le scrutin.

Albert Mabri Toikeusse, le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’apprête à être investi, le 28 août à Abidjan, candidat de son parti pour l’élection présidentielle du 31 octobre, à laquelle le président Alassane Ouattara et l’ancien chef de l’État Henri Konan Bédié participeront également.

Pour cet événement, l’UDPCI avait dans un premier temps voulu louer le Parc des sports d’Abidjan, qui peut accueillir plus de 10 000 personnes, dans la commune de Treichville. Mais, selon nos informations, Mabri Toikeusse n’a pas obtenu l’autorisation du ministre des Sports, Claude Paulin Danho.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, 57 ans, a donc dû se rabattre sur une enceinte plus petite, celle du Palais de la culture (3 500 personnes). Pour respecter les mesures de distanciation sociale exigées en raison de la pandémie de Covid-19, il s’est résolu à revoir à la baisse ses plans de mobilisation, qui devraient donc concerner environ 2 000 personnes.

Défections à l’UDPCI

Dernier membre d’envergure à quitter, le 3 août dernier officiellement, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti unifié d’Alassane Ouattara), Mabri Toikeusse s’était déjà employé pendant plusieurs mois à restructurer sa formation politique pour éviter une implosion.

Plusieurs ténors de son parti ont longtemps insisté pour que l’UDPCI soutienne la candidature d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet, puis celle d’Alassane Ouattara. Des personnalités comme Albert Flindé, nommé en mai ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Mamadou Dély, devenu en août directeur du Centre régional des œuvres universitaires d’Abidjan 1, ou Clarisse Mahi, tenaient en effet à rester alliées au RHDP.

Ni Ouattara, ni Bédié

Selon nos sources, malgré de fréquentes sollicitations, le président de l’UDPCI n’envisage pas non plus pour le moment de rejoindre la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) incarnée par Henri Konan Bédié et composée de dix-sept partis.

Albert Mabri Toikeusse a cependant rendu des visites « de courtoisie » à Konan Bédié, le 18 août, ainsi qu’à Simone Gbagbo, l’ancienne première dame qui est aussi une figure de proue du FPI, le 19 août. Ils ont échangé sur la stratégie de l’opposition face à la candidature d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat.

Selon nos informations, le patron de l’UDPCI planifie la création d’une nouvelle plateforme de l’opposition regroupant les déçus du RHDP et restant indépendante d’Henri Konan Bédié. À l’avant-garde sur cette potentielle troisième voie, Albert Mabri Toikeusse, qui a obtenu tous les parrainages nécessaires, a prévu de déposer son dossier de candidature à l’élection présidentielle le 31 août devant la Commission électorale indépendante.

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