Politique

Au Mali, des pillages ciblent des villas des partisans d’IBK

Réservé aux abonnés | | Par - à Bamako
Mis à jour le 26 août 2020 à 13h17
Un bâtiment appartenant à l'ancien ministre malien de la Justice partiellement incendié, à Bamako, le 19 août 2020.

Un bâtiment appartenant à l'ancien ministre malien de la Justice partiellement incendié, à Bamako, le 19 août 2020. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Dès les premières heures du coup d’État au Mali, les maisons de plusieurs personnalités proches de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, ont été pillées. Parmi les villas ciblées, celle de l’ancien ministre de la Justice.

Pour pénétrer la luxueuse demeure de l’ancien ministre de la Justice, Kassoum Tapo, dans le quartier de Titibougou à Bamako, il faut montrer patte blanche. Une fois le portail franchi, le gardien vous toise avec suspicion, la main droite disparaissant derrière le veston durant toute la séquence qui permettra l’identification du visiteur. Des mesures de sécurité accrues et une tension palpable depuis le pillage du domicile de l’ex-garde des Sceaux, survenu le 18 août dernier, jour du coup d’État qui a mis fin à la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

De l’autre côté du portail règne une ambiance d’après-guerre, à l’extérieur comme à l’intérieur de cette massive maison blanche qui n’a pas tout perdu de sa superbe, même après avoir subi, l’espace de quelques heures, les outrages d’une foule en colère.

Il est environ 15h30 ce jour-là quand le garde du corps de Kassoum Tapo est averti que les six membres de la Garde républicaine assurant la sécurité de la résidence sont rappelés et doivent rejoindre leur camp. Depuis la début de la matinée, les rumeurs vont bon train : une mutinerie militaire a éclaté à Kati et plusieurs arrestations ont visé des hommes politiques et des généraux. Pour sa propre sécurité, Kassoum Tapo a d’ailleurs annulé la réunion de travail qu’il devait avoir au ministère des Affaires étrangères.

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