Politique

Karim Émile Bitar : « Au Liban, plus personne ne croit aux versions officielles »

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Mis à jour le 25 août 2020 à 17h19
Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale.

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale. © AP SIPA /Hussein Malla

L’explosion meurtrière survenue au port de Beyrouth est un symptôme des nombreux dysfonctionnements qui affectent le pays selon le professeur Karim Émile Bitar. Près de vingt jours après le choc, la population libanaise, encore groggy, attend des réponses.

Le Liban a fait de sa résilience un slogan, mais ces jours-ci les Beyrouthins n’ont qu’un mot aux lèvres : ghadab, « la colère », voire « la rage ». La rage de voir leur cité, à peine reconstruite après des années destructrices de guerre et de spéculation, soufflée en quelques secondes par l’explosion d’un stock de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le matériau dangereux était entreposé depuis six ans dans le port de Beyrouth, au vu et au su de toutes les autorités, chacune ayant été saisie du problème un jour ou l’autre.

Des décombres de la capitale libanaise, champ de bataille habituel de guerres par procuration, émergent toutes les théories, nourries par les autorités qui un jour supposent une attaque aérienne d’Israël avant de nier que le Hezbollah, parti chiite armé, ait eu des armes dans le port qui auraient pu en être la cible.

Selon les premiers éléments révélés de l’enquête officielle, des travaux de soudure sur le hangar numéro 12 du port ont provoqué l’incendie d’un stock de feux d’artifice qui a enflammé 2750 kilogrammes de nitrate d’ammonium, générant la gigantesque explosion dont les vidéos ont fait le tour du web.

Rejet d’une enquête internationale

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