Politique

Guinée équatoriale : dans les coulisses du dernier remaniement

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (à dr.), président depuis 1979, et son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (à dr.), président depuis 1979, et son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín. © Montage JA/photo UN

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a remanié son gouvernement le 20 août et confirmé à son poste le Premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue. Pourtant, ce dernier était annoncé partant. Voici les coulisses de ces changements.

Francisco Pascual Obama Asue n’avait pas les faveurs des pronostics. Selon nos sources, quelques jours à peine avant le remaniement du gouvernement, le Premier ministre devait céder sa place. Il payait alors les effets de la crise financière et économique – due notamment à la chute des cours pétroliers.

Les détracteurs de Francisco Pascual Obama Asue – dont l’un des fils du président, Gabriel Obiang Lima – lui reprochaient également d’avoir été trop complaisant envers certains des ministres accusés de malversations financières. Mais Obama Asue a finalement sauvé sa place, en grande partie grâce à sa proximité avec Teodorín Obiang Nguema Mangue, fils du chef de l’État et vice-président.

Stabilité

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président de la Guinée équatoriale.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président de la Guinée équatoriale. © Valery Sharifulin/AP/SIPA

Ce dernier a pourtant un temps milité pour un autre candidat à la primature, Jeronimo Osa Osa Ecoro, ancien ministre de l’Information et actuel secrétaire général du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE). « Teodorín » espérait propulser Osa Osa Ecoro, dont il est très proche, à la tête du gouvernement, et placer un autre de ses fidèles au PDGE.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a préféré jouer la stabilité, tout en restreignant son équipe gouvernementale. Il a ainsi conservé ses collaborateurs les plus proches aux postes essentiels, notamment l’un de ses beaux-frères, Juan Antonio Bibang Nchuchuma, ministre de la Sécurité extérieure.

La première dame, Constancia Mangue Nsue Okomo, a elle aussi gardé ses principaux soutiens familiaux au sein du gouvernement : ses oncles Victoriano Bibang Nsue Okomo, vice-ministre de la Défense, et Juan Olo Mba Nseng, ministre délégué à la Justice.

Un ministère clé, l’Information

En revanche, Teodorín Obiang Nguema Mangue a perdu un soutien de poids en la personne d’Eugenio Nze Obiang, qui quitte son poste de ministre de l’Information. Il y est remplacé par son vice-ministre, Don Virgilio Seriche Riloha, réputé proche de l’épouse du président.

Toutefois, « Teodorín » n’a pas perdu toute son influence dans ce ministère clé qu’est l’Information. Non seulement sa mère est son principal soutien, mais il a aussi réussi à y faire nommer en tant que ministre déléguée Atalia-Modesta Baha Ondo, son ancienne chargée de communication.

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