Justice

RDC : Albert Yuma dénonce une « vague d’interpellations » d’entrepreneurs

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 21 août 2020 à 11h42
Albert Yuma, à Paris, le 8 novembre 2013.

Albert Yuma, à Paris, le 8 novembre 2013. © Vincent Fournier/JA

Le patron des patrons congolais, Albert Yuma, un proche de Joseph Kabila, s’est plaint dans une correspondance adressée au procureur général de la Cour de cassation d’arrestations de plusieurs chefs d’entreprises et accuse les autorités d’être dans une logique de « table rase ».

« L’on assiste ces derniers temps à une vague d’interpellations (des) opérateurs économiques » qui sont « suivies systématiquement de (pour) détentions », affirme Albert Yuma, président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).  Ces placements en détention sont liées à des paiements par compensation de certains droits et taxes, en contrepartie des créances détenues par des entreprises privées sur les pouvoirs publics, explique le patron du syndicat des entrepreneurs de la RDC.

Ces « opérations de compensation ont une base juridique et économique avérée, à travers des actes de reconnaissance » signés par des services attitrés de l’État, explique-t-il encore dans cette lettre datée du 18 août.

Continuité de l’État

Proche de l’ancien président congolais Joseph Kabila, Albert Yuma dénonce dans sa lettre une volonté des autorités de « faire table rase » depuis l’arrivée au pouvoir, en janvier 2019, du président Félix Tshisekedi qui a promis de faire de l’État de droit une de ses priorités.

Il fustige également une action judiciaire menée en « violation de la règle de la continuité de l’État et du service public », soulignant que « l’État de droit, c’est aussi le respect de la sécurité de l’investissement privé ». Ces placements en détention se font « en violation de la présomption d’innocence », a-t-il déploré.

La FEC a exprimé également « ses inquiétudes sur le risque qu’il y a à vouloir incriminer les opérateurs économiques dans le cadre des opérations bien licite », note le président de la FEC dans cette correspondance.

La récente « arrestation du responsable de l’agence en douane Pacifique trading est l’illustration parfaite de ces pratiques », a indiqué une autre source de la FEC. Contacté par l’AFP, le parquet n’a pas voulu commenter cette affaire.

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