Politique

Présidentielle en Guinée : la suspension du parrainage des candidats fait débat

Réservé aux abonnés | | Par - à Conakry
Alpha Condé, président de la République de Guinée, lors d'une interview accordée à Jeune Afrique le 20.10.2016, au palais présidentiel à Conakry. © Vincent Fournier/JA

Alpha Condé, président de la République de Guinée, lors d'une interview accordée à Jeune Afrique le 20.10.2016, au palais présidentiel à Conakry. © Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier/JA

Les candidats à la présidentielle d’octobre prochain ne devront pas se soumettre à la règle des parrainages, qui était pourtant prévue dans la nouvelle Constitution. La décision des « sages » fait polémique.

« Tout candidat à la présidence de la République doit être de nationalité guinéenne ; jouir de ses droits civils et politiques ; justifier le parrainage des électeurs déterminé par le Code électoral ». Mais cette dernière disposition, qui figure à l’article 42 de la Constitution promulguée le 6 avril dernier, ne s’appliquera pas lors du scrutin présidentiel du 18 octobre.

Ainsi en ont décidé les juges de la Cour constitutionnelle dans un arrêt rendu jeudi 13 août. Saisis par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur ce point précis, les « sages » constatent dans leur décision que la mise en place du parrainage des électeurs « est objectivement inapplicable ». Par conséquent, la règle « est suspendue pour le scrutin présidentiel prévu le 18 octobre 2020 ».

Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole de la Ceni justifie cette saisine de la Cour constitutionnelle par le fait que le Code électoral n’a pas été révisé en vue de l’adapter à la nouvelle Constitution.

« Vide juridique »

« Le parrainage et ses modalités devaient être définis dans le Code électoral. Compte tenu que celui-ci n’a pas pu être adapté à la nouvelle Constitution lors de la session spéciale de l’Assemblée nationale qui vient de s’achever, nous étions face à un vide juridique », explique à Jeune Afrique Mamady 3 Kaba, porte-parole de la Ceni, pour justifier de sa décision de saisir la Cour constitutionnelle.

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