Politique

Libye : que cache la montée en puissance des tribus ?

Réservé aux abonnés | | Par - au Caire 
Mis à jour le 24 août 2020 à 12h10
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de sa rencontre avec les leaders de tribus libyennes, le 16 juillet 2020, au Caire.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de sa rencontre avec les leaders de tribus libyennes, le 16 juillet 2020, au Caire. © This photo posted on the official Facebook page of Egypt's presidential spokesman on July 16, 2020 shows President Abdel Fattah al-Sisi (C) meeting with the mask-clad Liyban tribal leaders (due to the COVID-19 coronavirus pandemic) during a conference in the capital Cairo. (Photo by - / Egyptian Presidency / AFP) / ===RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Egyptian presidential spokesperson's Facebook page - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS FROM FROM ALTERNATIVE SOURCES, THEREFORE AFP IS NOT RESPONSIBLE FOR ANY DIGITAL ALTERATIONS TO THE PICTURE'S EDITORIAL CONTENT, DATE AND LOCATION WHICH CANNOT BE INDEPENDENTLY VERIFIED == / BEST QUALITY AVAILABLE © Egyptian Presidency / AFP

Face aux camps rivaux de Tripoli et Benghazi, les puissantes tribus libyennes sont de plus en plus mises en avant en tant qu’arbitres. Une stratégie en apparence inclusive qui pourrait cependant compromettre la création d’un État de droit.

Cela fait des mois que les puissances soutenant le maréchal Khalifa Haftar tentent de réunir et promouvoir des leaders de tribus libyennes sur la scène diplomatique.

Ces tractations – menées par l’Égypte avec le soutien de la France et des Émirats arabes unis – ont fini par aboutir à une nouvelle conférence et une séance de déclarations publiques au Caire, le 16 juillet dernier.

Une dizaine de chefs tribaux étaient venus annoncer leur soutien à une potentielle intervention militaire égyptienne au président Abdel Fattah al-Sissi, assis au milieu de l’estrade.

«Nous avons besoin du soutien de l’Égypte pour expulser le colon turc», affirmait Mohamed al-Misbahi, présenté alors aux médias comme le chef du conseil suprême des cheikhs et tribus.

Version biaisée

Formé il y a seulement cinq mois, ce nouvel organe est en réalité présidé par une figure pro-Haftar de Tarhounah, où des charniers ont été découverts en juin dernier.

Ses membres – pour la majorité issus des tribus arabes – forment une « version de facto biaisée et restreinte de la Libye, dont les Amazighs, les Toubas (présents aussi au Tchad et Niger) et les grosses villes de la Tripolitaine sont écartés », précise Jalel Harchaoui, spécialiste de la Libye.

L’Égypte et les Émirats arabes unis cherchent à écarter l’encombrant maréchal Haftar.

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