Diplomatie

Quel impact aura l’accord entre Israël et les Émirats ?

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 14 août 2020 à 12h10
Donald Trump et Benyamin Netanyahou, à la Maison Blanche, le 28 janvier 2020.

Donald Trump et Benyamin Netanyahou, à la Maison Blanche, le 28 janvier 2020. © Susan Walsh/AP/SIPA

Négocié sous l’égide de Donald Trump, l’accord entre Tel-Aviv et Abou Dhabi risque de remodeler le contexte politique de la région. Il prévoit notamment qu’Israël suspende l’annexion d’une partie des territoires palestiniens occupés.

Israël et les Émirats arabes unis ont signé sous l’égide des États-Unis un « accord de paix historique », a tweeté jeudi Donald Trump, permettant à ces deux pays de normaliser leurs relations.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a également évoqué un « jour historique» et un « pas décisif vers la paix au Moyen-Orient ».

« C’est un succès remarquable pour deux États parmi les plus en pointe et les plus avancés technologiquement dans le monde », a-t-il ajouté dans un communiqué.

«Les États-Unis espèrent que ce pas audacieux sera le premier d’une série d’accords clôturant 72 années d’hostilités dans la région », a poursuivi le ministre américain des Affaires étrangères.

« Bénis soient les faiseurs de paix. Mabrouk et Mazel Tov », a conclu M. Pompeo, en utilisant la formule traditionnelle servant à présenter ses félicitations en arabe et en hébreu.

Normalisation

En échange de ce pacte, qui doit être signé d’ici trois semaines à la Maison-Blanche, l’État hébreu a accepté de suspendre ses récents projets d’annexion en Cisjordanie occupée.

L’accord doit permettre aux deux pays d’ouvrir des ambassades en Israël et aux Émirats

L’accord doit par ailleurs permettre aux deux pays d’ouvrir des ambassades en Israël et aux Émirats, de réaliser des investissements économiques, d’autoriser les vols entre Tel-Aviv et Abou Dhabi ou encore de coopérer sur les questions d’énergie et d’eau.

Cette collaboration n’est d’ailleurs pas complètement inédite : ces dernières années, Israël a développé une coopération officieuse avec les économies régionales des Émirats, de Bahreïn et de l’Arabie Saoudite dans le but de normaliser ses relations avec ces pays arabes, qui partagent un ennemi commun avec l’État hébreu : Téhéran.

Vives critiques

L’annonce de la normalisation des relations entre les deux pays a suscité jeudi de vives critiques au Proche-Orient, aussi bien du côté des Palestiniens, qui « se sentent abandonnés par une nation arabe », que de certains colons israéliens, qui s’estiment trahis par leur Premier ministre, Benjamin Netanyahou.

 

Le conseiller de la Maison-Blanche et gendre de Donald Trump Jared Kushner a estimé, lui, qu’il y avait de « fortes chances », après cet accord de normalisation entre les Émirats arabes unis et Israël, que d’autres pays arabes en fassent de même dans les prochains mois avec l’État hébreu.

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