Santé

Coronavirus : à Madagascar, l’immunité collective a-t-elle permis le déconfinement de Tamatave ?

Réservé aux abonnés | | Par - à Antananarivo
Distribution de bouteilles contenant du Covid-Organics, à Madagascar, le 24 avril.

Distribution de bouteilles contenant du Covid-Organics, à Madagascar, le 24 avril. © Alexander Joe/AP/SIPA

En juin, Tamatave était l’épicentre de la pandémie de Covid-19 à Madagascar. Aujourd’hui, la ville portuaire compte très peu de nouveaux cas. Parmi les raisons avancées : l’immunité collective.

C’est le soulagement à Tamatave. « Nous sommes revenus au train-train habituel du service, raconte un médecin urgentiste de cette grande ville côtière de Madagascar. Ces derniers temps, on voit à peine un cas de Covid tous les quatre jours ». « Les malades atteints du virus se font très rares », confirme un autre praticien hospitalier.

Même constat chez le docteur Amélie Andrianavony, généraliste : « En moyenne, j’ai deux cas de syndrome grippal par jour contre quatre ou cinq au mois de juin », compare-t-elle. « Pour ce mois d’août, nous avons eu dix nouveaux cas dont deux hospitalisés et aucune forme grave », a précisé le 12 août à Jeune Afrique la communication de la Direction régionale du ministère de la Santé.

Conséquence logique, le 9 août, le président Andry Rajoelina a annoncé le déconfinement total de cette ville d’environ 400 000 habitants, cruciale pour l’économie malgache car elle abrite le principal port et voit passer toutes les marchandises vitales, y compris le carburant.

Retournement de situation sanitaire

C’est un véritable retournement de situation sanitaire pour la ville. En juin, Tamatave concentrait toutes les attentions et abritait le principal foyer de Covid-19 de Madagascar. Le président Rajoelina avait dépêché des médecins et des centaines de soldats pour appliquer un confinement à partir de 13 h. Des mesures fermes, voire brutales pour les contrevenants, avec des privations de liberté pour des asymptomatiques.

Mais aujourd’hui, Tamatave semble débarrassée du virus. L’immunité collective pourrait en être la cause. Et l’amélioration sensible du contexte sanitaire dans la ville pourrait donner un avant-goût à d’autres localités de la Grande Île, mais aussi à l’étranger.

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