Politique

Madagascar : autour d’Andry Rajoelina, la bataille des « communicantes »

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 14 août 2020 à 12h10
Andry Rajoelina à son arrivée au sommet Russie-Afrique, à Sotchi, le 22 octobre 2019.

Andry Rajoelina à son arrivée au sommet Russie-Afrique, à Sotchi, le 22 octobre 2019. © Yegor Aleyev/TASS/Sipa

Début août, la rivalité entre la ministre de la Communication, Lalatiana Rakotondrazafy, et la directrice de la communication de la présidence, Rinah Rakotomanga, a rejailli lors d’un débat sur une nomination au conseil d’administration de la Banque centrale.

La nomination au conseil d’administration (CA) de la Banque centrale de Marie Michèle Sahondrarimalala, la directrice des études juridiques de la présidence, n’a finalement pas eu lieu. Selon nos sources, cette promotion, proposée par le ministre des Finances, Richard Randriamandrato, n’a pas eu l’aval du premier conseil des ministres de ce mois d’août.

C’est l’influente ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy, qui s’y est opposé, en estimant que cette nomination serait contraire à l’éthique, une cadre de la présidence ne pouvant selon elle intégrer un conseil d’administration.

À couteaux tirés

D’autres hauts fonctionnaires de la présidence siègent pourtant dans ces instances. La directrice de la communication du palais, Rinah Rakotomanga, vient par exemple d’être élue vice-présidente du CA d’Air Madagascar. Valery Ramonjavelo, secrétaire général de la présidence, est quant à lui à la tête du CA du Grand port de Toamasina, tandis que Pierre Houlder Ramaholimasy, directeur des Affaires politiques, est président du CA de la société forestière Fanalamanga.

Selon nos sources, c’est surtout une guerre de réseaux qui est à l’origine de l’annulation de la nomination de Sahondrarimalala. En poste à la présidence depuis janvier 2019, celle-ci est en effet très proche de Rinah Rakotomanga. Or, Rakotomanga et Lalatiana Rakotondrazafy, qui joue à merveille de sa proximité avec le président Andry Rajoelina, sont à couteaux tirés. Chacune souhaite en effet avoir la main sur la communication de la majorité présidentielle.

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