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Négociations serrées

L’Union européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) ne parviennent pas à s’entendre sur la révision des accords de Cotonou, qui fixent les modalités du partenariat politico-économique entre les deux ensembles régionaux. Au mois d’avril, Bruxelles a souhaité inclure dans les accords des clauses spécifiques concernant la lutte contre le terrorisme. D’accord pour lutter contre ce fléau, les ACP le sont beaucoup moins pour en faire un élément essentiel des accords. Ce serait, selon eux, introduire, sous une forme déguisée, une nouvelle « conditionnalité » : l’aide pourrait être à tout moment suspendue en cas de coopération jugée insuffisante par l’UE. Les ACP insistent par ailleurs sur la responsabilité des pays occidentaux dans la prolifération des armes de destruction massive, dont ils sont les principaux producteurs.
Autre pomme de discorde, les ACP souhaitent renforcer entre les deux parties le dialogue politique permanent défini par l’article 8 des accords de Cotonou. À l’inverse, Bruxelles entend se réserver le droit d’enclencher unilatéralement le processus de consultation (conformément à l’article 96) lorsqu’un pays ACP ne respecte pas l’un des trois éléments essentiels desdits accords : État de droit, principes démocratiques et droits de l’homme. En fait, la Commission européenne, qui finance largement les ACP, a bien l’intention de continuer de distribuer à sa guise les bons et les mauvais points. Les négociations devront être achevées au plus tard en février 2005.

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