Télécoms

Orange Sénégal : pourquoi tant de haine ?

Réservé aux abonnés | | Par - à Dakar
Mis à jour le 08 août 2020 à 17h19
Le siège d'Orange Sénégal, à Dakar en 2017.

Le siège d'Orange Sénégal, à Dakar en 2017. © Clement TARDIF /JEUNE AFRIQUE

Avec la modification des tarifs de ses forfaits mobiles, Orange se retrouve une nouvelle fois dans le viseur des consommateurs. Depuis la commercialisation de ses offres en 2006, l’opérateur est la cible de polémiques récurrentes.

Ce mardi 4 août, les généraux du groupe Orange-Sonatel étaient en ordre de bataille autour de leur directeur général Sékou Dramé. Au siège de l’opérateur à Dakar et pendant plus d’une heure, les cadres ont déroulé un argumentaire tout en arithmétique afin de répondre à leurs contempteurs.

Depuis le 22 juillet dernier, la filiale sénégalaise du groupe français est une nouvelle fois sous le feu des critiques. En cause : une modification de sa gamme de forfaits mobiles perçue par de nombreux utilisateurs comme une hausse inacceptable des tarifs. À titre d’exemple, certains forfaits sont passés de 5900 à 7500 francs CFA.

Les appels au boycott et à la destruction de cartes SIM en direct sur les réseaux sociaux se sont multipliés, accentuant la pression sur l’opérateur. D’abord très prudent sur sa communication, il a finalement regretté une « immense incompréhension » et renouvelé « son attachement à rendre l’accès à Internet et aux communications mobiles abordable pour tous les Sénégalais ».

Pas de quoi calmer les consommateurs, qui appelaient à une journée de boycott de l’opérateur, le 7 août. Si Orange maintient que ses offres « répondent aux besoin de connectivité des Sénégalais », le régulateur, lui, a entendu les mécontents. Vendredi, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), saisie par plusieurs associations de consommateurs, a demandé au groupe de « surseoir aux nouvelles offres mises sur le marché le 22 juillet 2020 ». Un avis auquel l’opérateur n’est cependant pas tenu de se conformer immédiatement.

2019 : la guerre des prix

Pour comprendre la grogne qui bouscule aujourd’hui Orange, il faut remonter à octobre 2019. À l’époque, alors que les rues de Dakar se parent de mystérieuses affiches publicitaires rouges et blanches, l’opérateur français Free fait une entrée fracassante dans le paysage des télécoms avec des offres ultra-concurrentielles.

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