Politique

Crise anglophone au Cameroun : comment Ferdinand Ngoh Ngoh a torpillé les initiatives de Joseph Dion Ngute

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 07 août 2020 à 09h23
Ferdinand Ngoh Ngoh et Joseph Dion Ngute.

Ferdinand Ngoh Ngoh et Joseph Dion Ngute. © Photomontage : JA / DR ; Haakon Mosvold Larsen/AP/SIPA

Les pourparlers de paix entre le gouvernement et les séparatistes anglophones sont à l’arrêt en raison de la lutte d’influence que se livrent le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, et le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. 

Le 2 juillet, le leader sécessionniste emprisonné Sisiku Ayuk Tabe annonçait sur les réseaux sociaux avoir discuté avec le gouvernement camerounais d’un cessez-le-feu sous l’égide des Nations unies. Par la suite, sur instruction de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence (SGPR), le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi a estimé via un communiqué que cette information n’était pas « conforme à la réalité ». Depuis lors, les deux parties n’ont plus été en contact.

Réseaux issus des royautés locales

Or, selon nos informations, une délégation composée d’une dizaine de sécessionnistes conduits par Ayuk Tabe a bel et bien rencontré le 2 juillet Maxime Eko Eko, le patron de la Direction générale de la Recherche extérieure (DGRE), le service camerounais de contre-espionnage. Les « Ambazoniens » ayant exigé que cette rencontre se tienne en terrain « neutre », l’Église catholique a été sollicitée pour prêter le Centre épiscopal de Mvolyé. Situé dans la capitale camerounaise, il a été choisi pour abriter les discussions auxquelles assistaient six autres représentants de l’Etat.

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