Politique

Au Cameroun, des soupçons de malversations autour de la gestion des fonds du Covid-19

Réservé aux abonnés | | Par - à Yaoundé
Dans un centre de santé à Douala, en juin 2020.

Dans un centre de santé à Douala, en juin 2020. © REUTERS/Josiane Kouagheu

Alors que le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute vient de commander une enquête sur la gestion des fonds liés au Covid-19, les soupçons de malversations continuent malgré tout d’agiter l’opinion qui exige des comptes.

De tradition, René Emmanuel Sadi, aujourd’hui ministre de la Communication, réagit promptement lorsqu’il faut défendre l’image du gouvernement. Cette fois, c’est dans ses derniers retranchements qu’il s’est décidé à sortir de sa réserve.

Cité par un journaliste dans l’affaire de détournements de fonds dédiés à la lutte contre le Covid-19, le porte-parole du gouvernement s’est fendu d’une mise au point rendue publique le 4 août dernier, pour clarifier la situation. Un document de quatre pages au style soigné et aux mots policés, dans lequel l’intéressé rejette les accusations proférées contre lui, tout en levant un voile sur le sort réservé à ces fonds qui s’élèvent à plusieurs milliards de francs CFA – soit plusieurs millions d’euros.

« Le ministère de la Communication n’a reçu aucun autre financement que les 100 millions de francs CFA [152 000 euros – NDLR] octroyés par le Premier ministre à la fin du mois de mars, indique la note signée du secrétaire général dudit département ministériel Félix Zogo (…) ce qui se situe très loin des 8 milliards de francs CFA allégués par ce journaliste. »

« Surfacturations, collusion et détournements »

C’est pourtant depuis la mi-juillet que l’opinion publique donne de la voix pour exiger des comptes quant à la gestion des fonds alloués à la lutte contre le Coronavirus. Députés, ONG ou simples citoyens… chacun y est allé de sa méthode pour réclamer aux membres du gouvernement un bilan en toute transparence. Pour ces Camerounais, cinq différentes enveloppes budgétaires allouées à cette cause sont principalement scrutées.

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