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Hamouda Ben Ammar

Président de la Fédération tunisienne de football

Le groupe d’inspection de la Fédération internationale de football association (FIFA) a entamé, le 11 décembre (et ce jusqu’au 18 décembre), une mission d’évaluation des capacités de la Tunisie à accueillir la Coupe du monde 2010. La Tunisie et la Libye sont candidates pour une organisation commune de cette manifestation, qui se déroulera pour la première fois en Afrique. Elles sont en compétition avec l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc.(FTF) depuis deux ans, Hamouda Ben Ammar, 55 ans, fait le point.

Jeune Afrique/L’intelligent : Le 15 mai 2004, la FIFA fera connaître le pays organisateur du Mondial 2010. Des commentateurs estiment que la Tunisie et la Libye « sont sur la touche ». Quelle est votre réaction ?
Hamouda Ben Ammar : Je peux rassurer vos lecteurs. Les fédérations sportives des deux pays sont bel et bien sur le terrain de la compétition pour l’organisation de la Coupe du monde 2010. Mieux, je peux dire que nous marquons des points.
Tous les candidats sont africains, mais seuls nos deux pays ont jugé bon de joindre leurs efforts, convaincus que le sport, et le football en particulier, est un facteur de rapprochement et de complémentarité entre les peuples.
Ce projet interafricain s’inscrit dans le droit fil de la résolution initiée par le président Zine el-Abidine Ben Ali et adoptée à l’unanimité par les Nations unies le 3 novembre 2003, qui tend à faire du sport un facteur de paix, de rapprochement et de complémentarité entre les peuples…
J.A.I. : Une organisation commune, est-ce jouable ?
H.B.A. : Nous sommes conséquents avec nous-mêmes. Si nous considérons que les pays africains doivent travailler ensemble, il faut que nous mettions cela en pratique. C’est ce que nous faisons pour le Mondial qui se dispute pour la première fois sur notre continent et qui nécessite de gros moyens organisationnels et financiers. Nos deux fédérations sont donc déterminées à réaffirmer le droit du continent africain à une organisation conjointe, à l’instar de l’Asie, puisque la FIFA a permis au Japon et à la Corée du Sud d’accueillir ensemble le Mondial 2002.
La FIFA nous l’a dit dès le départ : elle n’est pas opposée au principe. Lors de sa visite en Tunisie les 17 et 18 novembre, Joseph Blatter, président de la FIFA, l’a réaffirmé en répétant que « rien n’empêche que l’exception accordée à la Corée du Sud et au Japon au Mondial 2002 soit renouvelée ». À notre connaissance, cette position n’a pas changé. Nous gardons donc toutes nos chances. En fin de compte, c’est le meilleur qui sera choisi. Mais, dans tous les cas de figure, nous sommes gagnants parce que c’est une occasion de mettre plus encore en valeur les atouts de notre pays.
J.A.I. : Que faites-vous pour convaincre la FIFA ?
H.B.A. : Nos premiers atouts sont ceux de la sécurité, de la stabilité et des infrastructures, y compris celles de santé. Ensuite, nous avons l’avantage de la proximité de l’Europe, fournisseur principal des spectateurs. Première destination touristique au sud de la Méditerranée, la Tunisie est aussi en mesure d’accueillir le flot des visiteurs dans les meilleures conditions de confort. Notre pays a enfin une expérience inégalée sur le continent en matière d’organisation de manifestations sportives internationales, au rythme d’au moins une par an.
En plus de cela, nos deux fédérations ont présenté à la FIFA les garanties nécessaires pour que tout se déroule parfaitement. Elles ont en particulier décidé de mettre en place un comité d’organisation commun, un centre international de presse unique. Nous sommes évidemment décidés à appliquer toutes les normes exigées par la FIFA et sommes totalement ouverts à ses suggestions en vue d’améliorer la cohérence de l’organisation.

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