Finance

Cemac : la Banque centrale desserre l’étau

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Mis à jour le 23 juillet 2020 à 20h39
L'immeuble de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC) dans la ville de Libreville.

L'immeuble de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC) dans la ville de Libreville. © David Ignaszeweski pour Jeune Afrique / REA

La BEAC injecte près d’un milliard d’euros pour racheter les titres publics émis par les pays membres de la Cemac, en proie à la crisé liée au Covid-19.

La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) apporte un soutien supplémentaire aux États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Son comité de politique monétaire a décidé, lors de sa session extraordinaire du 22 juillet, de mettre 600 milliards de F CFA (plus de 914 millions d’euros) à la disposition du Gabon, du Congo, du Cameroun, du Tchad, de la République centrafricaine et de la Guinée équatoriale.

Ce programme d’intervention, sur une période de six mois, sur le marché secondaire permet à la banque centrale régionale de racheter des bons et obligations du trésor assimilables émis par ces pays en proie aux effets du choc sanitaire que constitue le Covid-19. Il pourrait être prolongé de six autres mois, « en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021 », précise l’institution.

Injection de liquidités à long terme

« Ces concours seront pris en compte dans le cadrage macroéconomique, en accord avec le programme de chaque État avec le FMI », observe un cadre de la Beac contacté par Jeune Afrique.

Depuis le début de l’année, les pays de la zone, dont la plupart ont révisé leur budget, ont récupéré près de 500 milliards de F CFA (soit plus de 762 millions d’euros) en émettant des titres publics.

En-dehors des États, la banque centrale a également décidé de se réengager dans des financements longs – avec une maturité des opérations ne dépassant pas 12 mois – auprès des banques qui ne réduiront pas leurs crédits à l’économie. « Elles pourront ainsi venir en refinancement en proposant soit les titres publics en leur possession, soit des accords de placement, sortes de crédits nantis à l’économie », précise notre source.

Le 27 mars, la Beac s’était déjà portée au secours des banques en faisant passer son niveau de liquidités à leur disposition de 240 à 500 milliards de F CFA. Une cagnotte pouvant monter jusqu’à 1000 milliards de F CFA si nécessaire.

>>> Lire aussi notre dossier : Finance – Les sentinelles du Trésor des Africains <<<

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