Justice

Procès des 100 jours en RDC : Vital Kamerhe de retour devant les juges

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 24 juillet 2020 à 14h17
Vital Kamerhe au Palais de la Nation, à Kinshasa, le 18 février 2020.

Vital Kamerhe au Palais de la Nation, à Kinshasa, le 18 février 2020. © Caroline Thirion pour JA

Le procès en appel de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi condamné à 20 ans de prison en juin pour détournements de fonds, s’est ouvert ce vendredi 24 juillet. Décryptage des enjeux d’un procès hors norme.

Procès des 100 jours, acte deux. À peine plus d’un mois après sa condamnation, Vital Kamerhe est de retour devant la justice pour son procès en appel qui s’est ouvert ce vendredi 24 juillet. La première audience a été rapidement levée, et la prochaine fixée au 7 août prochain. Les deux co-accusés ont par ailleurs réclamé, à nouveau, leur remise en liberté.

Accusé du détournement de plus de 50 millions de dollars dans le cadre de la gestion du Programme d’urgence des 100 jours, de blanchiment de capitaux et de corruption, Vital Kamerhe a été reconnu coupable le 20 juin. Il a été condamné à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité une fois sa peine exécutée.

Dans leur jugement, les magistrats de première instance ont estimé que « la participation de Vital Kamerhe, en tant que co-auteur, à la commission de l’infraction du détournement de deniers publics ne [faisait] l’ombre d’un moindre doute » puisque de le directeur de cabinet de Tshisekedi était « l’unique superviseur » de ce programme.

Pendant un mois d’audiences dans l’enceinte de la prison de Makala, les auditions de nombreux membres de la commission des 100 jours avait permis de lever le voile sur les dysfonctionnements qui ont émaillé la mise en place de ce programme. La majorité d’entre eux avaient insisté sur la responsabilité du puissant directeur de cabinet de Félix Tshisekedi dans l’attribution des contrats et le processus de décaissement des fonds qui leur était destinés, illustrant les nombreux problèmes relevés dans le respect de la chaîne des dépenses. Kamerhe, lui n’a eu de cesse de rejeter la faute sur ses collaborateurs, dénonçant un règlement de compte politique.

Vital Kamerhe, devant les juges à la prison de Makala, le 20 juin 2020

Vital Kamerhe, devant les juges à la prison de Makala, le 20 juin 2020 © Capture d’écran/RTNC

Si Kamerhe est le seul à payer, cela alimentera la thèse d’un procès politique

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte