Elections

Présidentielle en Tanzanie : les élections générales fixées au 28 octobre

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 21 juillet 2020 à 16h40
Tanzania Election

Tanzania Election © A Tanzanian man casts his vote in the presidential election at a polling station in Dar es Salaam, Tanzania Sunday, Oct. 25, 2015. Voting has started in Tanzania's general elections in which the ruling party faces a strong challenge from a united opposition. (AP Photo/Khalfan Said)/NAI102/786005830138/1510250953

Les élections présidentielle, législatives et municipales en Tanzanie auront lieu le 28 octobre 2020.

Dans un communiqué publié mardi, la commission nationale électorale a déclaré que la campagne électorale se déroulera du 26 août au 27 octobre dans le cadre de l’élection présidentielle en Tanzanie. Le président John Magufuli tentera d’être réélu après avoir été désigné au début du mois comme candidat du Chama Cha Mapinduzi (CCM, au pouvoir).

Chadema, le principal parti d’opposition, a plusieurs candidats en lice pour l’investiture, dont le vice-président Tundu Lissu qui vit en exil en Belgique après qu’on lui a tiré dessus devant son domicile en 2017.

La pandémie minismisée

Élu en octobre 2015, Magufuli a été accusé d’avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques,  fait preuve d’autoritarisme et minimisé la dangerosité du Covid-19. La Tanzanie n’a plus publié de chiffres officiels concernant le Covid-19 depuis le 29 avril et, contrairement à ses voisins, n’a pris aucune mesure particulière pour combattre le virus.

Lundi, le président Magufuli a une nouvelle fois affirmé que le pays n’avait aucun patient atteint du coronavirus et appelé les touristes étrangers à s’y rendre. »C’est pour ça qu’aucun de nous ne porte de masque ici. Vous pensez que nous n’avons pas peur de mourir? C’est parce qu’il n’y a pas de Covid-19″, a-t-il affirmé.

Lutte contre la corruption et gouvernance autoritaire

Depuis sa prise de fonction, le président s’est attaqué à la corruption, mais au prix d’une gouvernance autoritaire, qui lui a valu d’être accusé de violer les droits de l’homme. Les partis d’opposition ont appelé à la formation d’une commission électorale indépendante, tout en indiquant qu’ils n’appelleraient pas à boycotter le scrutin, contrairement à ce qu’ils avaient fait l’année dernière lors des élections locales.

Le chef du Chadema, Freeman Mbowe, hospitalisé depuis le mois dernier après avoir été victime d’une attaque dénoncée comme « politiquement motivée » par son parti, est également candidat. De son côté, Bernard Membe, l’ancien chef de la diplomatie tanzanienne, a quitté le CCM pour rejoindre un autre parti d’opposition, l’Alliance pour le changement et la transparence (ACT-Wazalendo), dont il cherchera à obtenir l’investiture pour la présidentielle.

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