Sécurité

Centrafrique – Marie-Noëlle Koyara : « L’embargo sur les armes n’a plus de sens »

Réservé aux abonnés | | Par - à Bangui
Des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), au Camp Kassai en 2014 (Archives).

Des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), au Camp Kassai en 2014 (Archives). © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Alors qu’un rapport de l’ONU vient d’alerter sur un « afflux de combattants étrangers » en Centrafrique à quelques mois de la présidentielle, la ministre de la Défense plaide, à nouveau, pour une levée totale de l’embargo sur les armes pour y faire face.

L’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique arrive à son terme le 31 juillet prochain. Alors que le choix de sa levée ou de sa reconduction est actuellement en discussion au sein du comité des sanctions des Nations unies, un groupe d’experts de l’ONU a publié un rapport faisant état de « l’arrivée de combattants étrangers et d’armes, principalement du Soudan », et alertant sur le fait que la perspective de l’élection présidentielle prévue le 30 décembre prochain « a donné aux groupes armés une raison supplémentaire de maintenir et d’étendre leur contrôle sur le territoire ».

Autant d’arguments que la ministre centrafricaine de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, met en avant pour plaider, une nouvelle fois, pour une levée totale de l’embargo afin de donner à l’armée les moyens de faire face aux groupes dissidents. « Une armée, ce sont des armes », martèle cette femme très proche du président Faustin-Archange Touadéra, qui, si elle sait d’ores et déjà qu’elle pourra compter sur l’appui de la Russie en vue de la levée de l’embargo, en appelle au soutien des autres pays membres.

Marie-Noëlle Koyara, la ministre centrafricaine de la Défense, le 5 juillet 2020 à Bangui.

Marie-Noëlle Koyara, la ministre centrafricaine de la Défense, le 5 juillet 2020 à Bangui. © Pacôme Pabandji pour Jeune Afrique

Les groupes armés reçoivent beaucoup d’armes, y compris très lourdes. Nous n’avons pas besoin d’un allègement, mais d’une levée totale de l’embargo

Jeune Afrique : Les groupes armés contrôlent une grande partie du territoire. Plus de la moitié du pays échappe au contrôle de l’État. L’armée centrafricaine a-t-elle les moyens de reprendre ces zones ?

Marie-Noëlle Koyara : C’est un problème très préoccupant. Et tant que les groupes armés occuperont des zones riches en ressources naturelles, qui pourraient produire des ressources pour le budget de l’État, nous manquerons des moyens nécessaires pour relancer le pays.

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