Elections

Burkina Faso : le Parlement recommande le report des législatives mais pas de la présidentielle

| Par Jeune Afrique avec AFP
Le palais de la présidence du Burkina Faso, en 2010.

Le palais de la présidence du Burkina Faso, en 2010. © Renaud VAN DER MEEREN/EDJ

En raison des attaques jihadistes qui frappent le pays, le Parlement burkinabé a recommandé mercredi 8 juillet le report d’un an des élections législatives tout en préconisant de maintenir la présidentielle, deux scrutins prévus le 22 novembre.

« Nous avons demandé qu’en fonction de ce que nous avons dans la Constitution du Burkina Faso, nous puissions reporter les élections législatives et maintenir la présidentielle », a déclaré le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé, à l’issue d’une audience avec le président Roch Marc Christian Kaboré.

Alassane Bala Sakandé avait présenté au chef de l’État le rapport d’une tournée, réalisée courant juin, d’élus nationaux dans les cinq régions touchées par des attaques jihadistes, afin de « prendre le pouls de la situation sécuritaire ».

« Dans certaines régions, des conseillers ont dû, pour 60 km, faire des détours de 300 km, quitter le Burkina Faso, aller dans un pays voisin, pour pouvoir revenir dans le chef lieu de la région. Pour certaines régions ou provinces, il est quasi impossible d’y mettre les pieds », a-t-il expliqué, accompagné des six présidents de groupes parlementaires.

« Ne pas tomber dans un vide juridique »

Ce dernier a toutefois préconisé le maintien de la présidentielle. « Nous ne voulons pas tomber dans un vide juridique, dans un terrorisme institutionnel », a justifié le président de l’Assemblée nationale.

Tenir les élections sans des provinces s’apparente à de l’exclusion. »

« Pour l’élection présidentielle, la circonscription est nationale. Pour les législatives, la circonscription est provinciale. Dans une province où il y a seulement deux communes qui ont été enrôlées, quelle peut être la représentativité d’un député élu par deux communes sur 26 ou 30 ? », s’est-il interrogé.

« En partant à l’élection, (…) des provinces ne seront pas représentées à l’hémicycle, quelle légitimité aura cette Assemblée ? Tenir les élections sans des provinces s’apparente à de l’exclusion », a-t-il poursuivi.

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